Les principaux épisodes de froid de l’hiver 2025-2026 : ce que la science de l’attribution nous apprend sur le froid extrême dans un climat qui se réchauffe

Date 17 juillet 2026
Auteur Aaron Tamminga et Ryan Smith
Sujets Renseignez-vous sur les changements climatiques
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Introduction

Le Canada se réchauffe près de deux fois plus vite que la moyenne mondiale, les températures hivernales augmentant plus rapidement que celles de toute autre saison. L’une des conséquences de ce réchauffement est que les périodes de froid extrême deviennent moins fréquentes et moins intenses dans une grande partie du pays. Cependant, les vagues de froid extrême n’ont pas disparu. Même dans un climat en réchauffement, la variabilité naturelle du climat et les régimes de circulation atmosphérique à grande échelle peuvent encore entraîner des périodes de temps exceptionnellement froid.

L’hiver 2025-2026 en est un bon exemple. Bien que la saison ait été de 1,7 °C plus chaude que la moyenne de 1961 à 1990 à l’échelle du Canada, le système d’attribution rapide des événements météorologiques extrêmes d’Environnement et Changement climatique Canada a recensé 14 épisodes de froid significatifs. L’analyse d’attribution a révélé que ces 14 épisodes étaient tous moins susceptibles de se produire en raison des changements climatiques d’origine humaine. Parmi ces événements, deux ont été classés comme moins probables, dix comme beaucoup moins probables et deux comme nettement moins probables par rapport à un climat sans réchauffement d’origine humaine.

Épisodes de froid au Canada durant l’hiver 2025-2026

La carte ci-dessous résume l’épisode de froid le plus intense identifié au cours de l’hiver 2025-2026 dans chacune des 17 régions analysées par le système d’attribution. Les régions qui n’ont pas connu de températures suffisamment basses pour déclencher le système sont indiquées en gris. Dans les régions ayant connu plusieurs épisodes de froid, seul l’épisode le plus froid est représenté. La plupart des épisodes identifiés se sont produits dans le nord et l’ouest du Canada.

L’écart le plus important par rapport aux conditions normales a été observé au Yukon, où une période de froid de 20 jours, du 8 au 27 décembre 2025, a entraîné une température minimale quotidienne moyenne régionale de -41,2 °C, soit environ 17 °C de moins que la normale pour cette période de l’année. Comme les températures sont calculées en moyenne sur l’ensemble de la région d’analyse du Yukon, certains endroits ont connu des conditions encore plus froides. Selon l’analyse d’attribution, un événement de cette ampleur est beaucoup moins susceptible de se produire dans le climat actuel qu’il ne l’aurait été dans un climat sans réchauffement attribuable à l’activité humaine.

L’ensemble complet des 14 événements identifiés est présenté dans le tableau ci-dessous, accompagné d’informations supplémentaires sur les températures, d’une évaluation de la probabilité de l’effet des changements climatiques sur les probabilités actuelles par rapport à un climat sans réchauffement d’origine humaine, ainsi que d’une évaluation de la probabilité future décrivant comment la probabilité d’un événement de même ampleur évoluerait dans un climat futur marqué par un réchauffement planétaire supplémentaire de 2 °C. À mesure que les changements climatiques se poursuivront à l’avenir, des extrêmes de froid comparables aux événements identifiés ici continueront de se produire, mais ils deviendront encore moins fréquents que dans le climat actuel. Parmi les 14 événements évalués durant l’hiver 2025-2026, deux devraient passer de « peu probables » à « beaucoup moins probables », cinq devraient passer de « beaucoup moins probables » à « extrêmement peu probables », et sept devraient rester dans la même fourchette de probabilité dans un climat futur modélisé.

RégionDates de l’épisode de froidTempérature quotidienne minimale la plus froide (°C)Température quotidienne minimale normale (°C)Écart de température (°C)Probabilité actuelleProbabilité future
(réchauffement de 2 °C)
YukonDu 8 au 27 décembre 2025-41,2-23,917,3beaucoup moins probablebeaucoup moins probable
Nord de la Colombie-BritanniqueDu 19 au 23 décembre 2025-32-14,817,2moins probablebeaucoup moins probable
Nord de la Colombie-BritanniqueDu 20 au 27 décembre 2025-31,7-15,815,9moins probablebeaucoup moins probable
YukonDu 3 au 5 janvier 2026-40,9-2515,9beaucoup moins probablebeaucoup moins probable
SaskatchewanDu 21 au 25 janvier 2026-35,2-19,515,7beaucoup moins probablebeaucoup moins probable
Inuvik, Territoires du Nord-OuestDu 7 au 14 février 2026-45,3-29,615,7considérablement moins probableconsidérablement moins probable
Fort Smith, Territoires du Nord-OuestDu 17 au 18 février 2026-38-25,412,9beaucoup moins probablebeaucoup moins probable
Inuvik, Territoires du Nord-OuestDu 27 mars au 3 avril 2026-39,9-28,211,7beaucoup moins probableconsidérablement moins probable
Kitikmeot, NunavutDu 24 au 26 février 2026-43,1-32,310,8considérablement moins probableconsidérablement moins probable
Kitikmeot, NunavutDu 8 au 17 février 2026-43-33,49,6beaucoup moins probableconsidérablement moins probable
Inuvik, Territoires du Nord-OuestDu 5 au 7 janvier 2026-39,1-29,69,5beaucoup moins probablebeaucoup moins probable
Kitikmeot, NunavutDu 2 au 4 mars 2026-40,9-31,69,3beaucoup moins probableconsidérablement moins probable
Sud de Qikiqtaaluk, NunavutDu 24 au 26 février 2026-40,8-337,8beaucoup moins probableconsidérablement moins probable
Nord de Qikiqtaaluk, NunavutDu 16 au 22 février 2026-41,9-34,57,4beaucoup moins probableconsidérablement moins probable

Encadré 1 : Comment fonctionne le système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes?

Le système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes a été mis au point par des scientifiques de la Division de la modélisation climatique d’Environnement et Changement climatique Canada afin d’évaluer comment les changements climatiques d’origine humaine influent sur la probabilité des phénomènes météorologiques extrêmes.

En ce qui concerne les températures extrêmes, le système surveille en continu les conditions dans 17 régions du Canada. Lorsque des températures inhabituellement froides se produisent, le système compare la probabilité qu’un événement de cette ampleur se produise dans trois climats différents :

  • un climat préindustriel (1850-1900), avant le réchauffement important causé par l’activité humaine;
  • le climat actuel; et
  • un climat futur correspondant à un réchauffement planétaire supplémentaire de 2 °C.

À l’aide de simulations de modèles climatiques et d’observations, le système estime comment la probabilité de l’événement varie entre ces différents climats. Les résultats sont présentés sous forme de catégories de probabilité qui décrivent dans quelle mesure les changements climatiques ont modifié les chances que l’événement se produise.

Déclaration de probabilité

Évolution de la probabilité

Moins probable

Au moins 1 à 2 fois moins probable

Beaucoup moins probable

Au moins deux à dix fois moins probable

conidérablement moins probable

Plus de 10 fois moins probable

Par exemple, si un épisode de froid est classé comme « beaucoup moins probable », cela signifie qu’un événement de cette ampleur est estimé au moins deux à dix fois moins susceptible de se produire dans le climat actuel qu’il ne l’aurait été dans un climat sans réchauffement d’origine humaine.

Exemple d’épisode de froid : Saskatchewan, du 22 au 25 janvier 2026.

Les résidents des Prairies ont connu des périodes de froid extrême cet hiver, ce qui a donné lieu à des avertissements météorologiques dans plusieurs provinces en raison des risques liés au refroidissement éolien intense et aux températures glaciales. La série de figures suivante s’appuie sur un épisode de froid de quatre jours survenu en Saskatchewan du 22 au 25 janvier 2026 pour illustrer comment le système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes identifie et analyse de telles vagues de froid.

La première figure présente une carte des anomalies de température (définies comme la différence entre la température minimale quotidienne de la date analysée et celle de la période de référence 1990-2021) à l’échelle du Canada, lors du jour le plus froid de l’épisode. Ces anomalies de température sont tirées du produit de réanalyse ERA51 qui utilise un modèle météorologique combiné à des observations pour fournir un aperçu spatialement complet des conditions climatiques de l’histoire récente. Le jour le plus froid de l’événement, des conditions plus froides que la normale s’étendaient sur une grande partie de l’Alberta, de la Saskatchewan et du sud des Territoires du Nord-Ouest.

La deuxième figure présente une série chronologique des températures minimales quotidiennes observées (Tmin ) issues des données ERA5 pour décembre 2025 et janvier 2026, moyennées sur la région de la Saskatchewan. La ligne de seuil annuelle en gris uni représente le critère de déclenchement permettant d’identifier un événement, calculé comme la température minimale annuelle médiane (jour le plus froid de l’année) pour la région entre 1991 et 2020. Dans le cas de l’événement de froid en janvier, ce seuil a été dépassé du 23 au 25 janvier, comme l’indique la zone ombrée en bleu foncé. À la suite de l’événement, les dates définitives de début et de fin sont déterminées en fonction du seuil saisonnier (ligne grise pointillée), qui est calculé comme le10e percentile des températures minimales quotidiennes de la période 1991-2020 pour les dates considérées. La période durant laquelle les températures se sont situées en dessous de ce seuil est représentée par la zone ombrée en bleu clair. D’après le seuil saisonnier, l’événement s’est déroulé du 22 au 25 janvier.

Crédit de l’illustration : Dre Elizaveta Malinina

Afin de déterminer l’influence des changements climatiques d’origine humaine sur cet événement, le système d’attribution compare l’évolution de la distribution de la température du jour le plus froid de l’année (représentée sous forme d’anomalies par rapport à la période 1991-2020) entre les climats simulés préindustriels, actuels et futurs. Ces distributions proviennent d’ensembles multimodèles issus de la phase 6 du projet d’intercomparaison de modèles couplés (CMIP6)2. La figure ci-dessous illustre la distribution des anomalies de température minimale en Saskatchewan pour chaque période temporelle, d’après 23  modèles du projet CMIP6. À mesure que le climat modélisé se réchauffe, passant des conditions préindustrielles aux conditions actuelles puis futures, la distribution des anomalies de température minimale se déplace vers la droite. Ce déplacement indique une hausse des températures globales et une diminution de la probabilité de froid extrême, qui se situe à l’extrémité gauche de chaque distribution. Lors de l’événement illustré en Saskatchewan, l’anomalie de température minimale quotidienne la plus froide observée était de -1,2 °C le 23 janvier. Sur la figure, cette température est représentée par la ligne verticale noire.

La probabilité qu’un événement plus froid que celui observé le 23 janvier se produise dans chacun des trois climats est représentée par la zone ombrée sous chaque courbe. Une zone ombrée plus petite sous la courbe indique une probabilité plus faible. Dans les conditions préindustrielles, un événement présentant une anomalie de -1,2 °C se situe près du centre de la distribution des températures minimales, avec un peu plus de la moitié de la zone sous la courbe ombrée. Cela signifie qu’on s’attend à ce qu’une telle température se produise fréquemment.  Dans les conditions plus chaudes du climat actuel, une valeur de -1,2 °C se situe plus à gauche dans la distribution, avec une plus petite zone ombrée sous la courbe, ce qui indique une probabilité de température plus faible. Dans un climat futur plus chaud, avec un réchauffement planétaire de 2 °C, l’anomalie de -1,2 °C devient encore moins courante, car la distribution continue de se déplacer vers la droite et seule une petite partie de la zone sous la courbe est ombrée.

Crédit de l’illustration : Dre Elizaveta Malinina

En raison de la différence de probabilité entre le climat actuel et le climat préindustriel, on a déterminé que l’événement survenu en Saskatchewan était au moins de 2 à 10 fois moins probable dans le climat actuel que dans un climat sans changements climatiques d’origine humaine, ce qui correspond à une déclaration de probabilité indiquant qu’il est « beaucoup moins probable ». La déclaration de probabilité pour cet événement dans le climat actuel est communiquée à l’aide du graphique à échelle d’indicateurs présenté ci-dessous.  

Conclusion

Le système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes d’Environnement et Changement climatique Canada fournit aux Canadiens un contexte précieux sur la façon dont les changements climatiques d’origine humaine influent sur la probabilité de phénomènes météorologiques extrêmes. Outre les vagues de froid extrêmes abordées ici, le système analyse les vagues de chaleur extrêmes en été et les précipitations extrêmes tout au long de l’année; il est prévu d’étendre le système à d’autres variables météorologiques à mesure que les scientifiques d’Environnement et Changement climatique Canada mettent à l’essai de nouvelles capacités et que davantage de données et de recherches deviennent disponibles. Le fonctionnement automatisé du système permet une diffusion rapide des résultats à mesure que les événements se produisent partout au pays, ce qui améliore la compréhension du lien entre les changements climatiques d’origine humaine et les phénomènes météorologiques extrêmes.

Il est important de noter que, même si la science de l’attribution démontre que ces événements deviennent moins fréquents et moins sévères, il est utile de se rappeler que les vagues de froid demeurent une caractéristique fondamentale et structurelle des hivers canadiens. Même dans un climat qui se réchauffe, la variabilité naturelle et les changements atmosphériques complexes font en sorte que les vagues de froid perturbatrices ne disparaissent pas, et que les vagues de froid sont là pour rester. Pour mieux comprendre l’évolution de ces aléas hivernaux et savoir comment s’y préparer, consultez l’article de Donneesclimatiques.ca intitulé « Vagues de froid et changements climatiques ». En fin de compte, le suivi de ces tendances changeantes contribue à éclairer les s d’atténuation et les initiatives d’adaptation du Canada, garantissant ainsi que les infrastructures et les collectivités restent résilientes dans un climat en changement.

 

Pour plus d’information

Visitez le site Web « Attribution des phénomènes météorologiques extrêmes » d’Environnement et Changement climatique Canada pour en savoir plus. Les derniers résultats du système d’attribution sont disponibles sur le Portail du gouvernement ouvert du gouvernement du Canada.

Visitez Donneesclimatiques.ca pour en savoir plus sur les changements climatiques à venir, explorer des cartes interactives et analyser comment les températures extrêmes deviennent moins fréquentes dans une fourchette de scénarios d’émissions.

Références

1. Hersbach, H., Bell, B., Berrisford, P., Hirahara, S., Horányi, A., Muñoz‐Sabater, J., Nicolas, J., Peubey, C., Radu, R., Schepers, D. and Simmons, A. (2020). The ERA5 global reanalysis.Quarterly Journal of the Royal Meteorological Society146(730), pp 1999-2049.

2. Eyring, V., Bony, S., Meehl, G. A., Senior, C. A., Stevens, B., Stouffer, R. J., and Taylor, K. E. (2016). Overview of the Coupled Model Intercomparison Project Phase 6 (CMIP6) experimental design and organization. Geoscientific Model Development9(5), pp 1937-1958.

Les principaux épisodes de froid de l’hiver 2025-2026 : ce que la science de l’attribution nous apprend sur le froid extrême dans un climat qui se réchauffe

Date 16 juillet 2026
Auteur Donneesclimatiques.ca
Sujets Bâtiments, Données climatiques, Nouveauté à noter
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Donneesclimatiques.ca a publié une mise à jour majeure de ses ensembles de données intensité-durée-fréquence (IDF) historiques et tenant compte des changements climatiques, offrant ainsi aux utilisateurs de tout le Canada un accès élargi à des informations sur les précipitations extrêmes dans les conditions climatiques actuelles et futures.

 

Quoi de neuf?

 

La mise à jour comprend 37 nouvelles stations, de nouvelles données pour la période de retour de 1 sur 200 ans, un scénario d’émissions supplémentaire (SSP3-7.0) et des estimations actualisées des précipitations adaptées aux changements climatiques basées sur les dernières projections climatiques CanDCS-M6. Les ensembles de données mis à jour incluent des centiles supplémentaires afin de prendre en charge la norme CSA W231:F25 récemment publiée, intitulée « Élaboration et interprétation des informations intensité-durée-fréquence (IDF) dans un climat changeant ».

Ensemble, ces mises à jour offrent aux utilisateurs davantage de flexibilité et des informations plus récentes pour la conception d’infrastructures, les applications d’ingénierie, la gestion des eaux pluviales et l’évaluation du risque climatique.

Donneesclimatiques.ca fournit à la fois des données historiques sur les précipitations IDF et des estimations des précipitations mises à l’échelle pour tenir compte des changements climatiques, basées sur la méthodologie d’ajustement en fonction de la température recommandée par Environnement et Changement climatique Canada pour les précipitations extrêmes de courte durée. Pour en savoir plus sur la manière dont les changements climatiques sont intégrés dans les données IDF, y compris l’approche d’ajustement en fonction de la température utilisée sur Donneesclimatiques.ca, consultez l’article de la Zone d’apprentissage intitulé « Données IDF et changements climatiques ».

Nouvelles stations

 

Depuis la dernière mise à jour, 37 stations supplémentaires ont atteint la durée minimale d’enregistrement de 10 ans requise pour être incluses dans l’ensemble de données de l’IDF. Ces stations sont disponibles sur la page de téléchargement, aux côtés des plus de 700 stations existantes, fournissant à la fois des données IDF historiques et mises à l’échelle pour tenir compte des changements climatiques.

Figure 1 :  Carte des stations au Canada disposant de données IDF.

Nouvelles données sur les périodes de retour de 1 sur 200 ans

          

Les utilisateurs peuvent accéder à des données sur la période de retour de 1 sur 200 ans à travers le Canada, en plus des périodes de retour de 2, 5, 10, 25, 50 et 100 ans, tant pour les données IDF historiques que pour les données IDF mises à l’échelle pour tenir compte des changements climatiques. Des périodes de retour plus longues, comme un événement de 1 sur 200 ans, offrent un aperçu supplémentaire des événements pluvieux extrêmes possibles, permettant aux utilisateurs de sélectionner le niveau le plus pertinent par rapport à leur tolérance au risque, leur contexte et leurs besoins.

Addition des 25e et 75e centiles (premier et troisième quartiles)

 

Afin de s’aligner sur la nouvelle norme « Élaboration et interprétation des informations intensité-durée-fréquence (IDF) dans un climat changeant » publiée en février 2025 (CSA W231:F25), les valeurs du premier quartile (25e centile) et du troisième quartile (75e  centile) ont été ajoutées aux données IDF. Auparavant, les données comprenaient les 10e et 90e centiles ainsi que le 50e centile (médiane) et la limite de confiance à 95 % mise à l’échelle . L’ajout des premier et troisième quartiles permet aux utilisateurs de se conformer facilement à la nouvelle norme, tout en conservant l’accès aux centiles initialement fournis.

L’incertitude liée à l’estimation des débits de pluie extrêmes historiques, résultant d’une période limitée sur laquelle s’appuie l’estimation de la distribution des précipitations extrêmes, est en partie prise en compte par les limites de confiance à 95 %, qui renvoient à l’estimation statistique des valeurs réelles les plus probables des paramètres de la distribution des « valeurs extrêmes ajustées » (Gumbel). En termes simples, les utilisateurs peuvent être assurés que les valeurs d’intensité des précipitations pour une durée et une période de retour données sont susceptibles de se situer dans l’intervalle de confiance qui encadre la ligne centrale de la courbe IDF.

 

Ajout de SSP3-7.0

 

Le scénario SSP3-7.0 est un scénario à « émissions élevées », se situant entre le SSP5-8.5 (émissions les plus élevées) et le SSP2-4.5 (émissions modérées). Lorsque vous téléchargez les données IDF sur Donneesclimatiques.ca, vous verrez les données pour le scénario SSP3-7.0, en plus des scénarios SSP5-8.5, SSP2-4.5 et SSP1-2.6 (faibles émissions). La disponibilité des scénarios SSP5-8.5 et SSP3-7.0 permet aux utilisateurs de sélectionner le scénario élevé qui correspond le mieux à leurs besoins spécifiques. Disposer d’une gamme de scénarios d’émissions garantit aux utilisateurs l’accès à davantage de données pour envisager divers climats futurs, afin de mieux répondre à leurs besoins spécifiques et à leurs contextes de prise de décision.

Pour en savoir plus sur les SSP, consultez cet article de la Zone d’apprentissage.

Projections mises à jour avec le nouvel ensemble de données « M6 »

 

M6, l’abréviation de « Canadian Downscaled Climate Scenarios-Multivariate dataset for CMIP6 (CanDCS-M6) », offre plusieurs améliorations et capacités renforcées par rapport à la génération précédente de données mis à l’échelle de manière statistique, appelée CanDCS-U6, ou simplement U6. Cet ensemble de données améliore U6 en tenant compte de la relation entre la température et les précipitations lors de la réduction d’échelle et en utilisant un ensemble de données cible amélioré pour l’ajustement des biais, PCIC-Blend. Les données IDF tenant compte des changements climatiques ont été mises à jour à l’aide de cet ensemble de données. Bien qu’il soit recommandé d’utiliser les dernières données CMIP6 pour les nouveaux travaux nécessitant des projections climatiques futures, les données IDF de CMIP5 restent valides. 

Pour en savoir plus sur l’ensemble de données M6 et le CMIP6.

Comment accéder aux données IDF tenant compte des changements climatiques sur Donneesclimatiques.ca

 

Bien que les données aient été mises à jour, la méthode d’accès n’a pas changé. Les utilisateurs peuvent accéder aux données pluviométriques de l’IDF à partir du menu « Variables » ou directement depuis la page « Téléchargement ». Pour chaque station, plusieurs produits différents sont disponibles dans des dossiers compressés. Ces dossiers compressés contiennent des fichiers CSV (Excel) comprenant :

  • les valeurs historiques,
  • les données IDF tenant compte des changements climatiques pour CMIP6, et
  • un ensemble de données CMIP6 « Guide de démarrage rapide » tenant compte des changements climatiques .

Chacun de ces fichiers contiendra des données IDF mises à jour, avec les caractéristiques mentionnées ci-dessus.

 

Format de fichier Excel mis à jour

Des améliorations ont également été apportées au format des données qui s’affichent lorsque vous ouvrez les fichiers CSV. Le nouveau format vise à améliorer la lisibilité des données. Les lignes sont classées par durée de précipitation (c’est-à-dire un épisode pluvieux de 5 min, 10 min, 30 min, 1 heure, etc.) pour chaque centile (c’est-à-dire la médiane, le 10e centile, le 1er quartile, etc.). Les colonnes (colonnes « C » à « I » dans l’image ci-dessous) correspondent aux périodes de retour, qui représentent la fréquence d’occurrence d’un épisode pluvieux. Les valeurs sous chaque période de retour représentent les intensités, exprimées en mm/h.

Remarque : « … » dans le tableau ci-dessus indique que des lignes ont été masquées dans le fichier Excel. Des données existent pour chacune des durées répertoriées pour la « médiane » de chaque centile fourni. Les lignes ont été masquées à des fins d’illustration.

Niveaux de retour et données IDF

 

Donneesclimatiques.ca a également publié récemment des données sur les niveaux de retour. L’une des variables incluses dans ces nouvelles données (Niveau de retour pour les précipitations maximales sur 1 jour) présente des similitudes avec les données IDF, car toutes deux sont des indicateurs de précipitations extrêmes. Elles utilisent la même méthode statistique (ajustement d’une distribution de Gumbel aux données) et les projections futures du CanDCS-M6 pour obtenir les valeurs extrêmes. Cependant, elles présentent également plusieurs différences qu’il est important de comprendre pour choisir entre les deux ensembles de données.

Pour vous aider à vous y retrouver, consultez le tableau ci-dessous qui présente les informations clés sur les données IDF et les données de niveau de retour.

ParamètreDonnées pluviométriques de l’IDFDonnées sur les niveaux de retour (précipitations maximales sur 1 jour)
Station ou grilleBasées sur les stationsGrille
Durée (période)De 5 minutes à 1 jour (événements de très courte durée)1 jour
MéthodologieLes valeurs extrêmes sont calculées à partir de données historiques. Ces informations sont ensuite « mises à l’échelle » à l’aide de données de température futures. Voir « Données IDF et changements climatiques » pour plus d’informations.Tous les calculs sont effectués directement sur les projections. Voir « Comprendre les extrêmes climatiques : périodes de retour et niveaux de retour » pour plus d’informations.
Utile si…
  • Votre zone d’intérêt (ou vos zones d’intérêt) est située à proximité d’une station
  • Si vous souhaitez des données infra-quotidiennes
  • Votre contexte spécifique nécessite des données IDF (couramment utilisées en ingénierie, par exemple)
  • Votre zone d’intérêt n’est pas située à proximité d’une station
  • Vous souhaitez avoir une idée générale de l’évolution projetée (dans l’espace et dans le temps) des précipitations extrêmes à l’avenir

Ressources

 

De nombreuses ressources sont disponibles sur Donneesclimatiques.ca pour vous aider à démarrer ou à approfondir votre compréhension des données pluviométriques IDF et des précipitations extrêmes. Consultez les ressources suivantes pour en savoir plus :

Les principaux épisodes de froid de l’hiver 2025-2026 : ce que la science de l’attribution nous apprend sur le froid extrême dans un climat qui se réchauffe

Date 14 juillet 2026
Auteur Frances Delaney et Casey Clunas, Centre canadien des services climatiques
Sujets Données climatiques en action
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Introduction

Le volleyball de plage est un sport populaire pratiqué à titre récréatif et professionnel dans tout le pays. Les terrains se trouvent généralement sur les plages locales et dans des installations intérieures ou extérieures. Ce sport a pris de l’ampleur au Canada, notamment depuis que le pays a remporté la médaille d’argent en volleyball de plage féminin aux Jeux olympiques de Paris en 2024[1].  Montréal accueille chaque année le Volleyball World Beach Pro Tour, une compétition qui attire des spectateurs du monde entier.

Cependant, comme de nombreux sports de plein air, le volleyball de plage subit de plus en plus les effets du climat en changement. La hausse des températures, les phénomènes météorologiques extrêmes, la fumée des feux de forêt et l’érosion côtière transforment les plages à travers le Canada, tout en faisant peser des risques croissants sur la santé et la sécurité des athlètes et des spectateurs qui s’y rassemblent pour jouer et assister aux matchs. Les athlètes de haut niveau commencent à évoquer les répercussions qu’ils subissent à mesure que les températures continuent d’augmenter ; une athlète olympique (Melissa Humana-Paredes) s’est d’ailleurs exprimée à ce sujet (en anglais seulement) après que les températures lors du Beach Pro Tour de Montréal en 2025 ont dépassé 30°C. Alors que le volleyball de plage ne cesse de gagner en popularité, le moment est venu d’examiner comment les changements climatiques affectent ce sport et comment nous pouvons protéger les plages, les joueurs et les supporters qui le rendent possible.

Traduit d’anglais: « [Aux Jeux olympiques de Tokyo], nous avons vu des disciplines changer d’endroit ou d’horaire parce qu’il faisait trop chaud. Pour le marathon, ils ont dû changer d’endroit. Pour la finale féminine de football, ils ont déplacé la rencontre de la journée à la nuit. Ce sont des choses dont nous n’avions jamais entendu parler auparavant. »

– Melissa Humana-Paredes, joueuse olympique de volleyball de plage

Hausse des températures et sable plus chaud

 

Chaque année en août, des événements professionnels tels que le Beach Pro Tour de Montréal attirent des joueurs de classe mondiale et des centaines de supporters au Parc Jean-Drapeau, juste au sud de la ville de Montréal. Cette région, comme presque toutes celles du sud du Canada, s’attend à connaître une forte augmentation du nombre de journées estivales extrêmement chaudes et potentiellement dangereuses.

Les températures élevées de l’air ont de nombreuses répercussions directes sur la santé, telles que l’épuisement dû à la chaleur et le coup de chaleur. Des températures de l’air plus élevées peuvent également entraîner une augmentation de la température du sable, bien que des facteurs tels que la couverture nuageuse, l’humidité relative et l’ombre puissent atténuer ou amplifier ces effets. Des températures élevées à la surface du sable peuvent entraîner des brûlures au premier, au deuxième et même, dans de rares cas, au troisième degré. Les joueurs de volleyball de plage passent des heures à plonger, sprinter et sauter pieds nus sur du sable brûlant, ce qui en fait un problème de sécurité susceptible d’interrompre les matchs ou de mettre des joueurs sur la touche en raison de blessures.

Lorsque les températures de l’air sont relativement modérées (par exemple, 24 °C (75 °F)), la température du sable peut atteindre 38 °C (100 °F) en plein soleil. Cependant, lorsque la température de l’air atteint 32 °C (90 °F), la température du sable peut dépasser 49 °C (120 °F) [2] (Figure 1). La peau commence à brûler lorsque la température de surface atteint 44 °C (111 °F) [2].

En se concentrant sur Montréal, siège du Beach Pro Tour au Canada, le tableau 1 compare la fréquence historique et la fréquence de projection des journées où la température de l’air dépasse 29 °C, ce qui peut correspondre à des températures du sable d’environ 44 °C ou plus. Ce seuil a été choisi car il représente des conditions dans lesquelles le sable chaud peut présenter un risque de brûlure pour les athlètes pieds nus. Pour mettre les choses en perspective, le tableau inclut également un indicateur des conditions susceptibles de répondre aux critères d’alerte de chaleur extrême d’Environnement et Changement climatique Canada, ce qui permet de comparer les risques potentiels liés à la chaleur du sable aux risques sanitaires plus généraux liés à la chaleur.

Figure 1 : Les effets de la hausse des températures de l’air sur la température du sable. Infographie élaborée à partir des conclusions de Cohen, 2019 (en anglais seulement).

Tableau 1. Risques liés à la chaleur du sable à Montréal, d’un point de vue historique et prospectif (2021–2050 et 2051–2080), selon des scénarios d’émissions modérés (SSP2-4.5), élevés (SSP3-7.0) et très élevés (SSP5-8.5).

Moyenne historique annuelle
(1971–2000; médiane)
Moyenne annuelle des projections futures
(2021–2050; médiane)
Moyenne annuelle des projections futures
(2051–2080; médiane)
Variable thermiqueSSP2-4,5SSP3-7,0SSP5-8,5SSP2-4,5SSP3-7,0SSP5-8,5SSP2-4,5SSP3-7,0SSP5-8,5
Risque d’alerte de chaleur locale* (nombre de jours où l’indice Humidex est supérieur à 40**)1**15**610**22
Nombre de jours potentiels avec une température du sable > 44 °C (température de l’air > 29 °C)***161616373839495867

* À Montréal, les alertes de chaleur émises par Environnement et Changement climatique Canada sont déclenchées lorsque des températures d’au moins 30 °C, combinées à un indice humidex de 40 ou plus, sont attendues pour durer au moins une heure (ou lorsque les températures atteignent 40 °C ou plus). Par conséquent, le nombre de jours prévus avec un indice humidex supérieur à 40, indiqué ici, doit être interprété comme un indicateur du risque de chaleur extrême, et non comme un décompte direct des futurs jours d’alerte de chaleur.

** Les valeurs d’indice humidex ne sont pas disponibles pour le scénario SSP3-7.0.

*** Calculé en partant de l’hypothèse « température du sable = température de l’air + 15 °C », déterminée sur la base des conclusions de Cohen (2019). Les températures réelles du sable peuvent varier considérablement en fonction de l’ombre, de la couverture nuageuse et de l’humidité, qui peuvent atténuer ou amplifier les risques. Ces données visent à illustrer le risque potentiel lié à la chaleur du sable.

Le tableau 1 montre que, selon tous les scénarios d’émissions, d’ici 2021-2050, Montréal pourrait connaître entre 37 et 39 jours où les températures au sol seraient potentiellement dangereuses (soit 21 à 23 jours de plus que ce que Montréal a connu par le passé), et d’ici 2051-2080, ce nombre pourrait passer à 49 à 67 jours (soit 33 à 51 jours de plus que par le passé). Pour en savoir plus sur les scénarios d’émissions, rendez-vous dans la Zone d’apprentissage.  

Encadré 1: Risques liés à la chaleur et stades en plein airLa chaleur est une source de préoccupation non seulement pour les joueurs de volleyball de plage, mais aussi pour le public. La plupart des compétitions professionnelles de volleyball de plage se déroulent dans des arènes ou des stades en plein air, comme le Beach Pro Tour de Montréal, où les spectateurs sont également exposés au risque lié à la hausse des températures. Les températures à l’intérieur des stades en plein air peuvent être bien plus élevées que celles de l’environnement immédiat et que les relevés des stations météorologiques, en raison de la forte affluence et d’une absorption accrue du rayonnement solaire [3]. Les maladies liées à la chaleur constituent la principale cause de morbidité et de mortalité lors des rassemblements de masse, y compris les événements sportifs [3]. Cela souligne la nécessité de mettre en place, lors d’événements tels que le Beach Pro Tour, des mesures d’adaptation visant à protéger à la fois les joueurs et le public (par exemple, davantage d’ombrage, de fontaines d’eau potable, de ventilateurs, etc.).

Figure 2 : Le public du Montréal Pro Tour, le 18 août 2025. Source: Guilbaud, 2025 (en anglais seulement).

Prévisions saisonnières pour août 2026

 

Même si l’on peut généralement s’attendre à une hausse des températures estivales aujourd’hui et à l’avenir, il existe des outils permettant de mieux comprendre dans quelle mesure la chaleur pourrait affecter les événements d’une année à l’autre.

Encadré 2 : Donneesclimatiques.ca propose désormais des prévisions de température mensuelles et saisonnières. Ces prévisions sont établies par Environnement et Changement climatique Canada et mises à jour chaque mois. À la différence des prévisions météorologiques quotidiennes, les prévisions saisonnières fournissent des informations sur la probabilité de températures au-dessus de la normale, proches de la normale ou sous la normale au cours des un à trois prochains mois, ainsi que sur des périodes mobiles de trois mois couvrant les douze prochains mois. Les prévisions saisonnières de température et de précipitations ne permettent pas de prédire les événements extrêmes ni la météo quotidienne. Elles fournissent plutôt des informations sur les conditions moyennes pour le mois ou la saison dans son ensemble. Cliquez ici pour consulter les prévisions saisonnières et mensuelles : Explorer les cartes – Donneesclimatiques.ca.

Selon les prévisions saisonnières pour la période de juin à août 2026, les organisateurs du Beach Pro Tour de Montréal peuvent s’attendre à un été plus chaud que la normale cette année (figure 3). Montréal a environ 86 % de chances de connaître un été plus chaud que la normale (au-dessus de 20,6 °C) et 72 % de chances d’avoir un été « exceptionnellement chaud ». L’expression « inhabituellement élevée » désigne des températures dépassant le 80e centile d’une climatologie historique couvrant la période de 1991 à 2020.

 

Figure 3 : Prévisions saisonnières de température pour juin à août 2026 au Canada. Ces prévisions indiquent les probabilités de température : au-dessus de la normale, près de la normale ou sous la normale (par rapport à la climatologie historique de 1991 à 2020).

Feux de forêt et qualité de l’air

Une autre préoccupation croissante liée au climat qui touche les sports de plein air est l’impact de la fumée des feux de forêt sur les joueurs et les spectateurs. En 2023, le Canada a connu une saison des feux de forêt record, au cours de laquelle 15 millions d’hectares de terres ont brûlé [4]. Même si ces feux ont ravagé des zones rurales ou inhabitées, les effets de la fumée ont touché les Canadiens dans tout le pays, et même à l’échelle internationale. En juillet 2025, au cours d’une autre saison de feux de forêt particulièrement intense, des articles de presse ont rapporté que Montréal affichait l’une des pires qualités de l’air au monde en raison de la fumée [5].

Les effets de la fumée des feux de forêt sur la santé humaine peuvent être à la fois aigus et chroniques. La mauvaise qualité de l’air due à la fumée peut entraîner des problèmes respiratoires, des répercussions sur la santé mentale, voire des décès dans certains cas [6]. En raison des effets de la fumée sur la santé, les journées où la qualité de l’air est mauvaise peuvent entraîner l’annulation d’activités de plein air, comme le volleyball de plage. Lors des Jeux d’été du Canada de 2025, les incendies à St. John’s, à Terre-Neuve, ont entraîné la présence de fumée dans la région, ce qui a conduit à l’annulation de tous les matchs de volleyball de plage le 12 août [7].

Traduit d’anglais: « Les feux de forêt sont désormais monnaie courante. Cela altère la qualité de l’air et le rend malsain. Lorsque l’on pratique des sports de plein air, il faut être conscient de ce que l’on respire et de la qualité de l’air ; c’est une question de danger et de sécurité… En tant qu’athlète, il faut se dépasser quelle que soit la situation dans laquelle on se trouve, il faut surmonter les difficultés et vaincre les obstacles. Mais parfois, on oublie que notre santé et notre sécurité passent avant tout. »

Melissa Humana-Paredes, joueuse olympique de volleyball de plage

Bien que Donneesclimatiques.ca ne fournisse pas de prévisions concernant la fumée des feux de forêt ou la qualité de l’air à l’avenir, l’application des projections de la météo des feux de forêt peut aider les organisateurs d’événements en plein air à analyser les conditions climatiques qui influencent le risque d’incendie de forêt (figure 5). Diverses projections relatives à la météo des feux de forêt, telles que la « durée de la saison des feux », indiquent que le danger d’incendie au Canada devrait augmenter dans un climat en réchauffement. Même dans les régions où le risque d’incendie de forêt est faible, comme à Montréal, une saison des feux plus longue entraîne généralement une probabilité accrue d’épisodes de mauvaise qualité de l’air due à la fumée provenant d’autres zones touchées par des incendies actifs.

Figure 4 : Ciel envahi par la fumée des feux de forêt. Source : Global News, 2024.

Figure 5 : Cette carte montre l’évolution absolue, d’ici 2031-2060 par rapport à la période 1971-2000, de la durée de la saison des feux selon le scénario d’émissions RCP8.5. L’indicateur de durée de la saison des feux correspond au nombre annuel de jours compris dans la saison des feux (jours où les feux de forêt sont susceptibles de se déclarer et de se propager). La saison des feux commence après trois jours consécutifs où les températures maximales diurnes sont supérieures à 12 °C. Elle prend fin après trois jours consécutifs où les températures maximales diurnes restent inférieures à 5 °C. L’application interactive pour la météo des feux de forêt permet aux utilisateurs de survoler la carte pour obtenir des valeurs spécifiques, ainsi que de modifier la période temporelle, le scénario d’émissions, et bien plus encore.

Encadré 3 : Les changements côtiers redessinent les plages

Les changements climatiques entraînent une élévation du niveau de la mer et un réchauffement des océans, ce qui accroît le risque d’érosion côtière et d’impacts plus intenses liés aux tempêtes. La montée du niveau de la mer permet aux vagues de s’enfoncer plus loin à l’intérieur des terres, accélérant la disparition des plages, redessinant le littoral et affectant les terrains de volleyball de plage existants et futurs. Consultez les projections du changement relatif du niveau de la mer sur la carte pour voir comment les plages de votre région pourraient être touchées.

Traduit d’anglais: « On observe davantage d’orages violents ou des hausses extrêmes des niveaux d’eau. Les plages rétrécissent désormais. Il y a moins d’espace pour installer des terrains de volleyball sur les plages. »

Melissa Humana-Paredes, joueuse olympique de volleyball de plage

Conclusion

 

Le volleyball de plage a toujours été synonyme d’été. Cependant, les conditions qui définissent ce sport sont en train de changer. Des risques liés à la hausse des températures et à la chaleur du sable, en passant par la fumée des feux de forêt qui perturbe les événements en plein air, jusqu’au remodelage des côtes sous l’effet de l’érosion et de l’élévation du niveau de la mer, les changements climatiques influencent où, quand et comment ce sport peut être pratiqué à travers le Canada.

Donneesclimatiques.ca peut aider les joueurs, les organisateurs d’événements, les collectivités et les gestionnaires d’installations à mieux comprendre comment les conditions propices au volleyball de plage évoluent au fil du temps. De la hausse des températures et des risques liés à la chaleur à l’évolution des conditions côtières et des feux de forêt, les informations climatiques peuvent éclairer les discussions sur l’adaptation, la planification des événements, les infrastructures et la résilience à long terme. En comprenant ces nouveaux défis et en planifiant en conséquence, les Canadiens peuvent contribuer à faire en sorte que le volleyball de plage reste une activité estivale sûre et agréable pour les années à venir.

Les principaux épisodes de froid de l’hiver 2025-2026 : ce que la science de l’attribution nous apprend sur le froid extrême dans un climat qui se réchauffe

Date 5 juillet 2026
Auteur Donneesclimatiques.ca
Sujets Données climatiques, Nouveauté à noter
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Nouvelles données climatiques pour les plans d’adaptation : projections des niveaux de retour pour la température et les précipitations

Donneesclimatiques.ca a publié de nouvelles projections concernant les niveaux de retour des événements survenant une fois tous les 5, 10, 20, 30 et 50 ans pour trois variables (température maximale, température minimale et précipitations quotidiennes maximales). Allant au-delà des données annuelles relatives au « Jour le plus chaud » et à la « Précipitation maximale durant 1 jour », cet ajout contribue à soutenir la planification de l’adaptation aux changements climatiques, en particulier pour les utilisateurs qui évaluent les risques associés aux phénomènes extrêmes.

Les niveaux de retour des variables suivantes sont disponibles sur Donneesclimatiques.ca :

Ces projections sont accessibles par l’entremise des pages de carte interactive et de téléchargement de Donneesclimatiques.ca, ce qui facilite l’intégration de ces projections climatiques dans la prise de décision.

Qu’est-ce qu’un niveau de retour et en quoi diffère-t-il d’une période de retour ?

Le terme « période de retour » est souvent utilisé pour décrire, d’un point de vue statistique, le délai moyen attendu entre deux événements extrêmes, autrement dit leur fréquence. Le terme « niveau de retour » sert à décrire l’ampleur des événements extrêmes correspondant à une période de retour donnée (1 sur 5 ans, 1 sur 20 ans, etc.).

ConceptCe qu’il décritExemple
Période de retourFréquence« Période de retour de 20 ans » = on s’attend à un événement environ une fois tous les 20 ans, avec une probabilité de 5 % par an
Niveau de retourAmpleurPar exemple, 39 °C pour une température maximale associée à une période de retour de 20 ans

Quelles données seront disponibles sur Donneesclimatiques.ca ?

 

Les données fournies sur Donneesclimatiques.ca consisteront dans un premier temps en des projections de niveaux de retour, c’est-à-dire l’ampleur des événements. Ainsi, lorsque vous cliquez sur la variable « Niveau de retour de 1 sur X ans – température maximale annuelle », les valeurs indiqueront quelle sera, en moyenne, la chaleur prévue pour cet événement de température rare au cours de cette période temporelle. 

Par exemple, si un utilisateur consulte la variable « Niveau de retour de 1 sur X ans – température maximale annuelle » et observe une valeur de 38 °C, cela signifie qu’une température maximale quotidienne de 38 °C devrait se produire, en moyenne, une fois par période de 20 ans* pour la période et le scénario d’émissions sélectionnés.

À l’avenir, nous fournirons des données sur la façon dont la fréquence d’événements spécifiques (c’est-à-dire leur période de retour) devrait évoluer.

 

*Attention : interprétation erronée des niveaux de retour

 

Si les périodes de retour sont utiles, il est facile de se méprendre sur ce qu’elles représentent. En particulier, un événement « 1 sur 20 ans » ne signifie pas qu’il se produira à coup sûr une fois tous les 20 ans selon un cycle régulier. Cela signifie plutôt qu’il y a 5 % (1 sur 20) de probabilité qu’il se produise chaque année, en moyenne. Ainsi, la température élevée de 38 °C mentionnée dans le paragraphe précédent peut se produire plusieurs fois de suite, voire au cours d’une même année, ou ne pas se produire du tout pendant plusieurs décennies.

De même, les changements climatiques affectent à la fois la fréquence et l’intensité des phénomènes extrêmesce qui signifie qu’un événement considéré aujourd’hui comme survenant une fois tous les 20 ans pourrait se produire plus fréquemment à l’avenir. À mesure que le climat continue d’évoluer, cette probabilité serait techniquement plus faible au début de la période et plus élevée vers la fin. Toutefois, le moment où de tels événements se produisent réellement, et s’ils se produisent, dépend également en grande partie de facteurs tels que la variabilité du climat d’une année à l’autre ainsi que des conditions météorologiques spécifiques. Le concept de probabilité moyenne d’occurrence par an sur la période reste donc utile.

 

Pourquoi ces données sont-elles importantes ?

 

Les projections relatives aux niveaux de retour peuvent fournir aux utilisateurs, tels que les urbanistes, les ingénieurs et les décideurs, des informations exploitables pour évaluer les vulnérabilités des infrastructures, concevoir des systèmes résilients et se préparer à de futurs phénomènes extrêmes. Qu’il s’agisse de dimensionner des réseaux d’eaux pluviales, d’élaborer des plans d’intervention en cas de vague de chaleur ou de renforcer la préparation des communautés face au froid extrême, ces données constituent une base pour une prise de décision éclairée.

 

Pour en savoir plus

 

Dans le cadre de cette publication, un article de la Zone d’apprentissage présente les éléments à prendre en compte lors de l’utilisation des informations relatives aux niveaux de retour. Les descriptions des variables sur Donneesclimatiques.ca approfondissent les aspects scientifiques sous-jacents aux niveaux de retour et expliquent comment ces projections sont élaborées. Accédez les pages Variables, Cartes ou Téléchargement pour accéder à l’ensemble de données, découvrir cette nouvelle ressource et commencer à planifier l’avenir.

Restez à l’écoute pour d’autres mises à jour, car nous continuons à élargir notre gamme d’outils et d’ensembles de données, afin de donner aux Canadiens les moyens de relever les défis liés aux changements climatiques.

Les principaux épisodes de froid de l’hiver 2025-2026 : ce que la science de l’attribution nous apprend sur le froid extrême dans un climat qui se réchauffe

Date 3 juillet 2026
Auteur Michael Morris et Carrington Pomeroy, le CCSC
Sujets Renseignez-vous sur les changements climatiques
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Introduction

 

Donneesclimatiques.ca offre plusieurs moyens pratiques de sélectionner et de télécharger des données climatiques canadiennes. Les utilisateurs peuvent sélectionner des variables et des indices climatiques pour des endroits spécifiques ou de petites régions à l’aide de la page de téléchargement. Les données peuvent être téléchargées au format CSV ou netCDF pour une analyse plus approfondie.

Bien que ces outils intégrés répondent à la plupart des besoins, certains utilisateurs peuvent nécessiter des fonctionnalités plus avancées pour accéder aux données climatiques. Par exemple :

  • Télécharger plus de données que ne le permet la page de téléchargement, par exemple des données pour un très grand nombre de points de grille, tel que l’ensemble du Canada.
  • Calculer des indices climatiques personnalisés, non disponibles sur la page de téléchargement.
  • Télécharger efficacement de nombreuses sélections de données en une seule opération, par exemple de nombreux indices climatiques différents.
  • Intégrer les données dans un flux de travail automatisé plus vaste.

Pour répondre à ces besoins plus avancés, les utilisateurs peuvent accéder directement aux ensembles de données sous-jacents de Donneesclimatiques.ca via PAVICS.

Qu’est-ce que PAVICS ?

 

PAVICS signifie « Pôle d’analyse et de visualisation de l’information climatique et scientifique ». Il s’agit d’une plateforme d’analyse de données en ligne gérée par Ouranos, le consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques basé à Montréal. L’utilisation de PAVICS nécessite des connaissances de base en Python, l’un des langages de programmation les plus utilisés pour le traitement et l’analyse des données climatiques.

PAVICS offre deux services clés pour accéder et analyser efficacement les grands ensembles de données disponibles sur Donneesclimatiques.ca :

  1. La plateforme d’analyse de données
  2. Le serveur de données THREDDS.

Plateforme d’analyse des données

 

PAVICS héberge une plateforme d’analyse de données en ligne, appelée « JupyterHub », qui permet aux utilisateurs d’exécuter des Jupyter Notebooks pour analyser des données climatiques. Un Jupyter Notebook est un document qui combine du code informatique et des descriptions textuelles en langage clair. Cette approche facilite la compréhension et la modification du code par l’utilisateur. Bien que les Jupyter Notebooks peuvent être utilisés avec plusieurs langages de programmation, le JupyterHub de PAVICS prend uniquement en charge Python.

La plateforme d’analyse de données PAVICS présente plusieurs avantages supplémentaires : elle met à disposition des utilisateurs de nombreux exemples de scripts prêts à l’emploi, offre la possibilité de partager des scripts via des dossiers « publics » et fournit un environnement Python gérer entièrement par l’équipe PAVICS. Les utilisateurs ont donc uniquement besoin de créer un compte.

 Pour accéder au JupyterHub, il est d’abord nécessaire de  créer un compte gratuit auprès de PAVICS. Comme l’objectif de la plateforme est de soutenir les chercheurs et les praticiens dans les domaines liés aux changements climatiques, les demandes d’inscription sont soumises à l’approbation d’Ouranos. Lisez les conditions générales d’utilisation de PAVICS.

Une fois l’accès approuvé, les utilisateurs peuvent commencer à exploiter les données climatiques disponibles (voir la section suivante). Des exemples de scripts permettant de sous-échantillonner les données, de calculer des indices climatiques et même de les visualiser (Fig. 1) sont tous disponibles directement dans PAVICS.

Fig. 1 Tableau de bord interactif créé à l’aide d’un des scripts du tutoriel PAVICS.

Tutoriels

 

Les tutoriels PAVICS suivants illustrent les étapes typiques à suivre après avoir sélectionné et téléchargé des données depuis Donneesclimatiques.ca (via la page de téléchargement) ou l’accès direct aux jeux de données via PAVICS. Ces étapes comprennent le traitement, la visualisation et l’extrapolation des analyses à des jeux de données plus volumineux.

  1. Utilisation des données de la page de téléchargement de Donneesclimatiques.ca :
    1. Téléchargez des données depuis Donneesclimatiques.ca
    2. Téléversez-les dans PAVICS
    3. Utilisez Python pour examiner les résultats et créer des graphiques et des comparaisons de base.
  2. Accéder à des indicateurs climatiques précalculés pour un ensemble de simulations climatiques et les analyser :
    1. Accéder aux indicateurs CanDCS-M6
    2. Filtrer par scénario et par variable
    3. Restreindre la sélection à une région
    4. Effectuer des calculs (climatologies sur 30 ans, variations par rapport à une période de référence, moyennes spatiales, centiles de l’ensemble)
    5. Exporter les résultats (par exemple, au format Zarr/CSV).

Serveur de données THREDDS

 

PAVICS héberge un serveur de données appelée THREDDS (encadré 1) qui donne accès à un large éventail de jeux de données climatiques, y compris ceux disponibles sur Donneesclimatiques.ca.

Le site web de PAVICS comprend les ensembles de données sont classés par type de données : simulations climatiques, observations, réanalyses et prévisions. Le catalogue comprend plusieurs autres ensembles de données en plus de ceux disponibles sur Donneesclimatiques.ca. Certaines options du menu déroulant sont identifiées comme des ensembles de données Donneesclimatiques.ca (voir figure 2).

Encadré 1 : Qu’est-ce que THREDDS ?

THREDDS signifie « Thematic Real-time Environmental Distributed Data Services » (Services thématiques de données environnementales distribuées en temps réel). Il s’agit d’une infrastructure permettant d’accéder à des données climatiques hébergées sur un serveur distant.  Un élément clé de ce service est le « THREDDS Data Server (TDS) », un serveur Web qui comprend un catalogue en ligne, des métadonnées et un accès aux données. Le catalogue TDS de PAVICS peut être exploré en naviguant à travers ses différents répertoires.

Figure 2 : Capture d’écran présentant un aperçu d’un jeu de données sur la page « PAVICS Données ». Les quatre icônes cliquables situés en haut permettent d’accéder aux différentes les catégories de jeux de données disponibles sur PAVICS. Le menu déroulant affiche le jeu de données actuellement sélectionné ; en cliquant dessus, il est possible d’afficher l’ensemble des jeux de données de la catégorie choisie. Notez que ce menu ne comprend pas tous les jeux de données disponibles via PAVICS.

Il est possible de parcourir les ensembles de données disponibles via le catalogue de données THREDDS. Différentes façons existent pour trouver l’entrée du catalogue recherchée.

Si l’ensemble de données figure sur la page PAVICS « Données » , le sous-onglet ‘Accès’ permet d’y accéder via différents liens.  Vous pouvez notamment cliquer sur « Prêt pour l’analyse : « Agrégations NcML » ou sur « Fichiers NetCDF : ouvrir le lien » (voir figure 1). Ces liens mènent au répertoire du serveur de données conduit au catalogue des indices CanDCS-M6 moyennés sur 30 ans.

Pour les utilisateurs souhaitant travailler directement dans Python, le lien « Prêt pour l’analyse (OpenDAP) » mène à un fichier d’agrégation NcML (voir l’encadré ci-dessous), optimisé pour ce type de travail. Un exemple de code Python permettant d’accéder à ces agrégations est également fourni.

 Une autre entrée de catalogue utile accessible via le dossier « Données » concerne les données quotidiennes CanDCS-M6 pour des simulations individuelles. Ces données sont utiles pour calculer des indices climatiques personnalisés.

Si l’ensemble de données recherché ne figure pas dans les menus déroulants de la page « Données », il se trouve probablement à l’endroit suivant : le dossier Birdhouse du serveur de données. La plupart des données historiques maillées et des simulations de modèles climatiques de Donneesclimatiques.ca sont disponibles via le sous-dossier cccs_portal.

Encadré 2 : Qu’est-ce qu’un NcML?

Les agrégations NcML sur un serveur THREDDS combinent plusieurs fichiers de données en un seul jeu de données virtuel continu. Elles facilitent ainsi l’accès et l’analyse, par programmation, des données réparties dans plusieurs fichiers sans avoir à les télécharger ni à les assembler manuellement.

Bien que très utiles à cette fin, les agrégations NcML présentent une limite importante pour les téléchargements HTTP directs : ce téléchargement direct télécharge uniquement le fichier texte structurel NcML, plutôt que les données sous-jacentes réelles. Pour les téléchargements HTTP, les utilisateurs de PAVICS devraient plutôt sélectionner l’option « Fichiers NetCDF ».

Résumé

 

Donneesclimatiques.ca offre des interfaces conviviales et interactives permettant de télécharger rapidement et facilement une grande variété de jeux de données climatiques. Cela dit, les utilisateurs intensifs peuvent avoir besoin d’un moyen plus efficace pour accéder à de grandes quantités de données ou à des indices climatiques personnalisés, en particulier lorsqu’il s’agit de jeux de données volumineux tels que des données maillées quotidiennes ou couvrant une vaste région spatiale.

Le serveur de données THREDDS de PAVICS permet aux utilisateurs familiers avec le langage de programmation Python d’accéder à leurs données à distance depuis leur propre ordinateur et de les exploiter comme si elles étaient enregistrées sur leur système de fichiers local. De son côté, le PAVICS JupyterHub est un outil en ligne qui facilite l’analyse des données climatiques sur un serveur informatique distant. En combinant ces deux outils, les utilisateurs de PAVICS peuvent exécuter du code Python pour analyser des données climatiques directement via le site Web.

Pour toute question concernant la plateforme PAVICS, veuillez consulter les pages de discussion de la communauté ou contacter [email protected].

Les principaux épisodes de froid de l’hiver 2025-2026 : ce que la science de l’attribution nous apprend sur le froid extrême dans un climat qui se réchauffe

Date 9 juin 2026
Auteur Eva Gnegy et Carrington Pomeroy, Centre canadien des services climatiques
Sujets Renseignez-vous sur les changements climatiques
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Introduction

 

Les niveaux d’eau des Grands Lacs laurentiens influencent un large éventail d’activités, allant du transport maritime commercial à la navigation de plaisance et à la gestion des rives. Les fluctuations de ces niveaux peuvent donc entraîner des perturbations coûteuses.

Ce blog explore les mécanismes qui influencent les niveaux d’eau des Grands Lacs, la façon dont ces niveaux ont varié dans le passé, et ce que les connaissances actuelles peuvent (et ne peuvent pas) nous apprendre sur les changements futurs.

Figure 1: Les Grands Lacs et leurs voies navigables

Pourquoi les variations du niveau des lacs sont importantes

 

Des niveaux d’eau bas peuvent réduire la capacité de chargement des navires commerciaux, augmenter les coûts de transport (par exemple car les chargements doivent être réduits ou répartis sur plusieurs trajets) et accroître la probabilité de retards de livraison ou de restrictions temporaires des itinéraires. Dans certains cas, les conditions d’eaux basses peuvent également accroître le besoin de dragage dans les ports et les chenaux de navigation afin de maintenir un accès sûr. Les niveaux d’eau ont également une influence sur les systèmes hydroélectriques et de gestion de l’eau. La réduction des débits de sortie et des niveaux d’eau plus faible en amont peuvent réduire le potentiel hydroélectrique des systèmes régulés, tandis que des niveaux faibles persistants peuvent compliquer l’approvisionnement en eau des municipalités et des industries ainsi que le fonctionnement des infrastructures riveraines conçues pour des niveaux d’eau « typiques ».[1]

À l’autre extrême, des niveaux d’eau élevés et persistants peuvent endommager les ports, les marinas et les infrastructures riveraines, et l’énergie des vagues lors des tempêtes peut accélérer l’érosion des berges. Pour les communautés riveraines, les fluctuations du niveau des lacs peuvent accélérer l’érosion et augmenter le risque d’inondation. Les niveaux records récemment enregistrés dans le lac Ontario en 2017 et 2019 ont contribué à des inondations et à une érosion généralisée des berges, affectant les habitations, les commerces, les routes et d’autres infrastructures essentielles le long des rives du lac Ontario et du Saint-Laurent.[2]

Les variations du niveau de l’eau ont également des implications importantes pour les écosystèmes. Les zones humides côtières des Grands Lacs s’étendent et se rétractent en réponse à la variabilité du niveau de l’eau, et des périodes prolongées de hautes ou basses eaux peuvent modifier la végétation, altérer l’habitat des poissons et de la faune sauvage, et nuire au fonctionnement des zones humides.[3]

Le saviez-vous ? Les lacs Michigan et Huron sont reliés sur le plan hydrologique par le détroit de Mackinac, à tel point que leurs niveaux fluctuent ensemble et, dans de nombreux cas, ils sont considérés comme un seul lac [2].

Les communautés autochtones de la région des Grands Lacs ont des liens profondément enracinés avec les lacs, les niveaux d’eau influençant l’accès aux zones de pêche traditionnelles, aux voies de navigation et aux sites et pratiques d’importance culturelle. La variabilité des niveaux d’eau peut affecter la façon dont les communautés accèdent à ces zones clés en toute sécurité et peut accroître les risques pour les rives et les sites d’importance culturelle.

 

Mécanismes influençant les niveaux des lacs 

 

Les niveaux d’eau des lacs sont influencés par divers facteurs, notamment les précipitations au-dessus des lacs, le ruissellement provenant des zones environnantes, l’évaporation à la surface des lacs ainsi que les apports d’eau des lacs en amont et en aval (figure 2). Ces facteurs sont influencés par le climat et par les activités humaines, telles que les changements dans l’utilisation de l’eau et les réglementations susceptibles d’influencer les débits entrants et sortants des lacs.

L’influence relative des facteurs susmentionnés varie d’un lac à l’autre. Les Grands Lacs supérieurs (Supérieur et Michigan-Huron) sont plus affectés par le ruissellement provenant des bassins environnants que les Grands Lacs inférieurs (Érié et Ontario), qui sont plus fortement influencés par les apports en eau des lacs supérieurs [1]. De même, les ouvrages de régulation situés aux exutoires des lacs Supérieur et Ontario (respectivement la rivière St. Marys et le fleuve Saint-Laurent) permettent de modifier dans une certaine mesure le débit sortant de ces lacs et, par conséquent, leur niveau [1].

Figure 2: Composantes du bilan hydrique influençant les niveaux d’eau des Grands Lacs, tirées de : https://glisa.umich.edu/sustained-assessment/lake-levels/ 

Quel est l’impact du climat sur les niveaux des lacs ?

 

Les variables climatiques telles que la température, les précipitations, l’humidité relative et le vent influencent fortement les niveaux d’eau des Grands Lacs.

 

Précipitations

Les précipitations influencent le niveau des lacs de deux manières principales. La pluie et la neige qui tombent directement à la surface du lac augmentent directement son niveau d’eau. Les précipitations qui tombent sur le bassin versant environnant (c’est-à-dire la zone terrestre dont les eaux s’écoulent vers les lacs) contribuent indirectement aux niveaux des lacs. Cette contribution provient de l’eau qui s’écoule dans le paysage sous forme de ruissellement, soit immédiatement après les précipitations, soit plus tard avec la fonte des neiges. Cette eau s’écoule vers les lacs par les rivières, les ruisseaux et les eaux souterraines. Comme le bassin versant des Grands Lacs s’étend sur des centaines de milliers de kilomètres carrés, des épisodes de fortes pluies survenant loin des rives peuvent tout de même affecter les niveaux des lacs en générant un ruissellement rapide et en augmentant temporairement les apports des rivières. Les variations du niveau d’eau dépendent de la proportion des précipitations qui se transforme en ruissellement par rapport à celle qui s’infiltre dans le sol ou retourne dans l’atmosphère; ces processus sont influencés par l’utilisation des sols, le type et l’humidité des sols, ainsi que la topographie.

Température

La température influence la perte d’eau des lacs par évaporation et évapotranspiration. L’évaporation se produit lorsque le lac est beaucoup plus chaud que l’air ambiant, lorsque les vents sont forts et que l’air est sec (l’humidité relative est faible). Ces conditions se produisent souvent pendant les mois d’automne, lorsque les lacs sont encore chauds après l’été, mais que l’air a commencé à se refroidir, créant un fort contraste de température qui favorise l’évaporation. Sur les terres, l’évapotranspiration provient principalement des plantes, du sol et des arbres, et atteint généralement son maximum pendant les mois d’été. La température influence également la quantité de glace qui se forme sur le lac, ce qui affecte directement la quantité d’évaporation des lacs.

Encadré 1: Calcul des niveaux d’eau – Apport net du bassin

Les niveaux d’eau des différents lacs sont déterminés par l’apport net du bassin (NBS), qui dépend des précipitations au-dessus du lac, du ruissellement et de l’évaporation au-dessus du lac.

Le NBS peut être calculé à partir de données fondées sur des processus physiques issues d’observations ou de modèles climatiques.

Apport net du bassin (NBS)

NBS = P + R – E

Où :

P = précipitations au-dessus du lac.

R = ruissellement provenant de la surface terrestre et se déversant dans le lac.

E = évaporation à la surface du lac

Comprendre les cycles naturels des niveaux des Grands Lacs

 

Les niveaux d’eau des Grands Lacs fluctuent de manière cyclique à de multiples échelles de temps en réponse à l’évolution des conditions naturelles.

Les fluctuations à court terme se produisent sur des périodes de quelques heures à plusieurs jours et sont principalement dues aux tempêtes et au vent.  Au printemps, on observe une hausse du niveau des lacs due à la fonte des neiges, avec un maximum atteint en été. Les niveaux des lacs commencent à baisser à l’automne, lorsque l’évaporation est souvent la plus forte. C’est généralement en hiver, lorsque les précipitations tombent sous forme de neige, que le niveau des lacs est le plus faible (figure 3).

Figure 3: Aperçu des variations saisonnières des niveaux des Grands Lacs – source : NOAA Great Lakes Environmental Research Laboratory via https://storymaps.arcgis.com/stories/f60be9e50c6341d6b76e62f84de43dd6  

Les fluctuations à long terme des niveaux des lacs s’étendent sur plusieurs années, voire des décennies, et sont déterminées par des régimes climatiques plus générales qui influencent le bilan hydrique global du bassin.Malgré plus d’un siècle de surveillance continue, ces cycles pluriannuels ne suivent aucun schéma régulier, le moment d’occurrence et la durée des hauts et des bas niveaux variant de manière imprévisible [4]. Des recherches menées sur le lac Michigan-Huron, s’appuyant sur des données géologiques (datation au carbone) couvrant près de 5 000 ans, suggèrent l’existence de cycles encore plus longs, avec des fluctuations pouvant s’étendre sur des périodes de 120 à 200 ans [3].De plus, les niveaux d’eau des différents lacs peuvent varier à différents moments en fonction des conditions locales et des apports en amont. Entre leurs niveaux extrêmes, les niveaux d’eau ont fluctué d’environ 1,2 m sur le lac Supérieur et de plus de 1,8 m sur les autres Grands Lacs [4]. 

 

Tendances historiques du niveau des lacs

 

Les agences fédérales des États-Unis et du Canada surveillent en continu les niveaux d’eau des Grands Lacs depuis les années 1860. De nombreuses séries de données historiques commencent en 1918, la date à laquelle un réseau de jauges plus étendu a été mis en place [3]. Les Grands Lacs ont connu des cycles de niveaux d’eau élevés et bas au cours du siècle dernier. Des niveaux extrêmement bas ont été enregistrés à la fin des années 1920, au milieu des années 1930 et au milieu des années 1960, tandis que des niveaux records ont été atteints au début des années 1970 et au milieu des années 1980 en raison de précipitations supérieures à la moyenne. Plus récemment, des températures supérieures à la moyenne à la fin des années 1990 ont entraîné des taux d’évaporation élevés et un faible ruissellement, entraînant une période prolongée de bas niveaux d’eau de 1998 à 2013 [5]. Le niveau de l’eau a changé avec le retour des précipitations supérieures à la moyenne, entraînant des niveaux d’eau records en 2013-2014 et en 2018-2020 [5]. En 2017 et 2019, le lac Ontario a atteint des niveaux records, ce qui a entraîné des inondations du fleuve Saint-Laurent et provoqué des inondations généralisées ainsi que l’érosion des zones riveraines en Ontario [6], [7]. En 2026, les niveaux d’eau sont moyens ou inférieurs à la moyenne selon le lac, et la sécheresse accélère la baisse des niveaux d’eau par rapport au niveau record de 2019 [8].

Encadré 2: Où trouver des données historiques et actuelles

Moyennes annuelles et mensuelles : Tableau de bord des niveaux d’eau des Grands Lacs (NOAA) (en anglais seulement) : https://www.glerl.noaa.gov/data/wlevels/

Bulletins mensuels avec prévisions à court terme : les bulletins du Service hydrographique du Canada comprennent les données de l’année précédente, les conditions actuelles et les prévisions à six mois : https://www.marees.gc.ca/fr/bulletin-sur-les-niveaux-deau-mensuels-pour-la-region-des-grands-lacs-et-le-port-de-montreal

Projections climatiques futures 

 

Les scientifiques élaborent des projections des niveaux d’eau des Grands Lacs pour les décennies à venir à l’aide de diverses approches de modélisation. La plupart des études combinent des modèles climatiques et des modèles hydrologiques pour simuler les principaux facteurs influençant les niveaux des lacs : les précipitations, l’évaporation et le ruissellement. Les sorties des modèles climatiques servent à estimer les composantes du bilan hydrique qui déterminent l’apport net du bassin (voir ci-dessus), souvent en combinaison avec des modèles hydrologiques de bassin versant afin de mieux représenter les processus de ruissellement. Un modèle de routage et de système lacustre des Grands Lacs convertit l’apport net du bassin en niveaux des lacs en tenant compte des débits entre les lacs et des mesures de régulation aux principaux exutoires.

Encadré 2 : Projections climatiques futures disponibles sur Donneesclimatiques.ca

Donneesclimatiques.ca ne fournit actuellement pas de projections des niveaux d’eau des Grands Lacs. Cependant, la plateforme inclut des projections de nombreux facteurs climatiques clés qui influencent les niveaux des lacs – notamment les précipitations, la température, les conditions de neige et de glace, et la probabilité d’événements extrêmes. Ces variables peuvent aider les utilisateurs à explorer comment les niveaux des lacs pourraient évoluer dans un climat en évolution.

Exemples de variables et d’indices pertinents :

  • Précipitations totales (variation annuelle/saisonnière) : facteur clé de l’apport net du bassin, influençant à la fois les précipitations au-dessus des lacs et le ruissellement du bassin versant.
  • Indices de fortes précipitations (par exemple, jours très pluvieux / événements de pluies extrêmes) : utiles pour évaluer comment des événements de courte durée mais intenses pourraient augmenter le ruissellement et les apports.
  • Température moyenne / température maximale : influence fortement l’évaporation au-dessus des lacs et l’évapotranspiration sur les terres. Elle détermine également si les précipitations tombent sous forme de pluie ou de neige.
  • Indices liés au gel (p. ex., jours de gel / cycles de dégel) : pertinents pour les conditions de la couverture de glace et les processus hivernaux qui affectent l’évaporation et le moment du ruissellement printanier.
  • Indices de périodes humides/sèches (par exemple, nombre de jours secs consécutifs) : influencent le risque de sécheresse climatique.

Résumé

 

En bref, les données historiques et les projections climatiques montrent que les niveaux d’eau des Grands Lacs sont dynamiques et que les conditions futures devraient se caractériser par une plus grande variabilité et des extrêmes plus marqués. Plutôt qu’une hausse ou une baisse constante à long terme, les recherches indiquent une plus grande variabilité des niveaux d’eau, avec une fréquence accrue de niveaux extrêmes (hauts et bas) attendue à l’avenir [13], [14].  Les scénarios d’ émissions plus élevées amplifient cette variabilité, « ce qui entraîne une plus grande variation des niveaux d’eau possibles et des conditions plus extrêmes» [13].  Les tendances saisonnières pourraient également évoluer à mesure que le moment de la fonte des neiges, les précipitations et les taux d’évaporation changent en raison du réchauffement climatique,  s’ajoutant aux changements observés au cours du siècle dernier dans le moment et l’amplitude des cycles saisonniers des niveaux d’eau [15], [16], [17].

Parallèlement, il est important d’interpréter les projections futures avec prudence. Les projections relatives aux niveaux d’eau des Grands Lacs partagent les mêmes sources générales d’incertitude que les autres projections climatiques, mais elles comportent également une incertitude supplémentaire car les modèles climatiques mondiaux fonctionnent à des résolutions spatiales qui ne permettent pas nécessairement de simuler les processus locaux et régionaux qui influent sur les niveaux d’eau des Grands Lacs. Jusqu’à récemment, la plupart des modèles climatiques utilisaient des modèles lacustres simplifiés et unidimensionnels (1D) qui représentent les lacs comme des colonnes d’eau verticales, ce qui peut introduire des biais car ces représentations 1D ne  reproduisent pas les processus de circulation et de mélange qui se produisent dans les Grands Lacs [5], [9], [10]. Les premières approches de modélisation utilisaient également un couplage unidirectionnel entre les modèles climatiques et hydrologiques, omettant ainsi d’importantes rétroactions entre le lac et l’atmosphère. Des études plus récentes [5], [9] utilisant des modèles lacustres tridimensionnels avec un couplage bidirectionnel ont permis de réduire certains de ces biais.

Bien qu’il existe une incertitude quant aux projections à long terme des niveaux d’eau dans les Grands Lacs, ces projections doivent néanmoins être considérées parallèlement aux données historiques afin d’étayer la planification et les plans d’adaptation. Par exemple, les projections suggèrent que les niveaux d’eau futurs seront plus variables [13], [14].

 

Conclusion

 

Les niveaux d’eau des Grands Lacs sont importants car ils influent sur les activités humaines, les infrastructures et l’écologie du bassin – du transport maritime et de l’hydroélectricité aux infrastructures riveraines, aux loisirs et aux zones humides. Cet article décrit les facteurs influençant les niveaux des lacs, notamment l’équilibre entre les précipitations, le ruissellement et l’évaporation. Parallèlement, les niveaux d’eau varient naturellement au fil des saisons et des décennies et sont également influencés par les caractéristiques du bassin et les mesures de régulation aux principaux exutoires, ce qui signifie que les changements futurs ne peuvent être compris uniquement à partir des tendances en matière de température ou de précipitations.

Malgré les progrès réalisés en matière de modélisation, il n’existe pas de consensus scientifique sur l’évolution des niveaux d’eau des Grands Lacs au cours du 21e siècle. Des études [5], [11], [12], [13], [14] prévoient différentes tendances à long terme, reflétant à la fois la complexité du système des Grands Lacs et les différences méthodologiques clés entre les études. Ces études s’accordent toutefois sur un large éventail de scénarios plausibles pour l’évolution future du niveau des lacs [13], [14]. Pour la planification, il est prudent, d’un point de vue scientifique, d’envisager des stratégies efficaces tant en cas de niveaux d’eau élevés que bas. Donneesclimatiques.ca soutient ce travail en offrant un accès à des données climatiques locales et à des conseils pour aider les utilisateurs à explorer les changements projetés de certains des principaux facteurs de variabilité des niveaux des lacs, à savoir la température et les précipitations.

Figure 5 : Projections des niveaux d’eau des Grands Lacs au cours du 21e siècle selon différents scénarios de réchauffement planétaire. Données tirées de [Seglenieks & Temgoua, 2022] [15].

Références :

[1] GLISA. Lake Levels Overview.

[2] NOAA. Water Levels in the Great Lakes.

[3] USGS. Lake-Level Variability and Water Availability in the Great Lakes.

[4] MPO. Fluctuation des niveaux des Grands Lacs.

[5] Kayastha, M. B., Ye, X., Huang, C., & Xue, P. (2022). Future rise of the Great Lakes water levels under climate change. Journal of Hydrology, 612, 128205.

[6] International Lake Ontario-St. Lawrence River Board. Observed Conditions & Regulated Outflows in 2017.

[7] Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. Causes de la crue de 2019.

[8] Conseil international de contrôle du lac Supérieur. Conseils de gestion des niveaux d’eau des Grands lacs – Mise à jour de l’hiver 2024-2025. (14).

[9] Xue, P., J. S. Pal, X. Ye, J. D. Lenters, C. Huang, and P. Y. Chu (2017). Improving the Simulation of Large Lakes in Regional Climate Modeling: Two-Way Lake–Atmosphere Coupling with a 3D Hydrodynamic Model of the Great Lakes. Journal of Climate, 30, 1605–1627.

[10] Briley, L. J., Rood, R. B., & Notaro, M. (2021). Large lakes in climate models: A Great Lakes case study on the usability of CMIP5. Journal of Great Lakes Research, 47(2), 405-418.

[11] MacKay, M., & Seglenieks, F. (2013). On the simulation of Laurentian Great Lakes water levels under projections of global climate change. Climatic Change, 117(1), 55-67.

[12] Notaro, M., Bennington, V., & Lofgren, B. (2015). Dynamical downscaling–based projections of Great Lakes water levels. Journal of Climate, 28(24), 9721-9745.

[13] Seglenieks, F., & Temgoua, A. (2022). Future water levels of the Great Lakes under 1.5° C to 3° C warmer climates. Journal of Great Lakes Research, 48(4), 865-875.

[14] Lofgren, B. M., & Rouhana, J. (2016). Physically plausible methods for projecting changes in Great Lakes water levels under climate change scenarios. Journal of Hydrometeorology, 17(8), 2209-2223.

[15] GLISA. Lake Levels. https://glisa.umich.edu/resources-tools/climate-impacts/lake-levels/.

[16] Lenters, J. D. (2001). Long-term trends in the seasonal cycle of Great Lakes water levels. Journal of Great Lakes Research, 27(3), 342-353.

[17] Lenters, J. D. (2004). Trends in the Lake Superior water budget since 1948: A weakening seasonal cycle. Journal of Great Lakes Research, 30, 20-40.

[18] Gronewold, A. D., & Stow, C. A. (2014). Unprecedented seasonal water level dynamics on one of the Earth’s largest lakes. Bulletin of the American Meteorological Society, 95(1), 15-17.

Les principaux épisodes de froid de l’hiver 2025-2026 : ce que la science de l’attribution nous apprend sur le froid extrême dans un climat qui se réchauffe

Date 2 juin 2026
Auteur Frances Delaney et Hayley Dosser, Centre canadien des services climatiques
Sujets Études de cas, Prévisions saisonnières à décennales
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Introduction

Selon l’Outil de surveillance des sécheresses au Canada, certaines régions de la Colombie-Britannique amorcent la saison du printemps et de l’été 2026 avec des conditions anormalement sèches. Un enneigement sous la normale, une sécheresse persistante et des températures plus élevées que la normale suscitent des inquiétudes quant à la disponibilité de l’eau et au risque de feux de forêt dans le sud et le centre de la province.

Cet article examine comment les prévisions saisonnières et les projections à plus long terme des températures et des précipitations obtenues sur Donneesclimatiques.ca peuvent être utilisées pour mieux comprendre les conditions au cours des mois et des décennies à venir, ainsi que pour mettre en perspective les défis de cette année.

Encadré 1: Situation actuelle des feux de forêt en Colombie-Britannique: En date du 14 mai, 22 feux de forêt faisaient rage à travers la Colombie-Britannique, après 93 départs de feu signalés au cours du mois d’avril[1]. Parmi les feux actifs, quatre étaient classés comme « hors de contrôle », trois étaient considérés comme « maîtrisés », tandis que les autres étaient répertoriés comme « sous contrôle »[2] (figure 1). Des cartes historiques de l’activité des feux de forêt pour la même date au cours des années précédentes sont disponibles via la visionneuse de carte statique du Système canadien d’information sur les feux de végétation (SCIFV), ce qui permet de comparer l’activité saisonnière des feux d’une année à l’autre. Bon nombre des feux de forêt actifs se situent dans le sud et le centre de l’intérieur de la province, des régions actuellement classées par l’Outil de surveillance des sécheresses au Canada comme allant de « anormalement sec » à « sécheresse grave » (figure 3). Les conditions de sécheresse historiques peuvent également être consultées grâce aux cartes archivées de l’Observatoire canadien de la sécheresse. L’activité des feux de forêt en début de saison peut être influencée par une combinaison de facteurs, notamment un enneigement sous la normale, une sécheresse persistante et des températures supérieures à la moyenne. Ensemble, ces conditions peuvent contribuer à un assèchement plus précoce des paysages au printemps et à une vulnérabilité prolongée.   Figure 1: Incendies de forêt en cours au 11 mai 2026. Source: adaptée du service des feux de forêt de la Colombie-Britannique (en anglais seulement).

Contexte: État actuel du manteau neigeux et conditions de sécheresse

Manteau neigeux

 

L’un des facteurs qui alimentent les inquiétudes concernant les feux de forêt en début de saison en Colombie-Britannique est le manteau neigeux inférieur à la moyenne observé dans plusieurs régions de la province. Le manteau neigeux constitue une protection contre l’assèchement des sols et de la végétation au printemps et en été, car il libère lentement l’eau de fonte dans les écosystèmes et les cours d’eau à mesure que les températures se réchauffent.

Alors que l’enneigement provincial a été mesuré à environ 83 % de la normale dans l’ensemble, les conditions variaient considérablement d’une région à l’autre. Les zones présentant un enneigement bien sous la normale comprenaient l’île de Vancouver, la côte sud, Skagit, l’Okanagan, Lower Thompson et Upper Fraser West (figure 2).

Dans la région métropolitaine de Vancouver, l’enneigement dont dépend le district pour son approvisionnement en eau a été rapporté comme représentant environ 50 % de la normale, ce qui a incité les autorités régionales à mettre en place des restrictions d’arrosage des pelouses à compter du 1er mai.[1]

Figure 2: Carte de l’indice d’eau de neige des bassins de la Colombie-Britannique, au 1er mai 2026. Toutes les zones bleues présentent un enneigement près de la normale ou au-dessus de la normale (90 % à >140 % de la normale), les zones vertes à pêche ont une fourchette allant de 60 % à 89 %, tandis que les régions orange à rouges restent bien sous la normale, avec 59 % ou moins de l’enneigement habituel. Source: BC Ministry of Water, Land and Resource Stewardship (2026) (en anglais seulement).


Le saviez-vous ? Donneesclimatiques.ca vient tout juste d’ajouter de nouvelles projections sur les chutes de neige et les précipitations sous forme de pluie, permettant aux utilisateurs d’explorer comment les régimes de précipitations pourraient évoluer à travers le Canada dans les conditions climatiques futures. Les ensembles de données comprennent des projections pour des indicateurs tels que le total des chutes de neige, la durée de la saison des chutes de neige et les épisodes de précipitations extrêmes. Pour en savoir plus, cliquez ici: Projections des chutes de neige et des précipitations sur Donneesclimatiques.ca.

Sécheresse

Des conditions de sécheresse à long terme sont également présentes dans certaines parties du sud et du centre de la Colombie-Britannique (figure 3). De nombreuses régions ont connu des conditions plus humides que la normale en mars, et les chutes de neige au-dessus de la normale cet hiver ont apporté un soulagement à la sécheresse à long terme dans le nord-est de la Colombie-Britannique. Cependant, des déficits hydriques à long terme persistent dans une grande partie de l’intérieur de la province.

Certaines parties des régions de Thompson-Okanagan et des Kootenays ont reçu moins de 40 % des précipitations habituelles au cours des derniers mois [3]. Bon nombre des régions connaissant un faible enneigement sont également classées actuellement par l’Outil de surveillance des sécheresses au Canada comme étant en situation de « sécheresse anormale » à « sécheresse sévère », notamment :

  • Sud de l’île de Vancouver
  • Skagit
  • Nicola
  • Okanagan
  • Boundary
  • Lower Thompson
  • Upper Fraser West

Conjugués, un enneigement inférieur à la moyenne et une fonte des neiges précoce contribuent à des conditions de sécheresse dans plusieurs régions de la province à l’approche du printemps et de l’été.

Figure 3: Conditions de sécheresse en Colombie-Britannique au 30 avril 2026. Le jaune vif indique des conditions « anormalement sèches », le marron clair/pêche indique des conditions de « sécheresse modérée » et l’orange indique les zones de « sécheresse sévère ». Source: Conditions de sécheresse actuelles – agriculture.canada.ca.

Prévisions saisonnières: Que réserve le printemps et l’été à la Colombie-Britannique ?

Compte tenu des conditions sèches qui règnent en ce début de saison dans l’Okanagan et le sud de l’intérieur, à quoi pourraient ressembler les conditions au cours des prochains mois?

Donneesclimatiques.ca propose désormais des prévisions mensuelles et saisonnières de température et de précipitations. Ces prévisions sont produites par Environnement et Changement climatique Canada et sont mises à jour chaque mois. Contrairement aux prévisions météorologiques quotidiennes, les prévisions saisonnières fournissent des informations sur la probabilité de températures et de précipitations au-dessus, près de la normale ou sous la normale sur un horizon d’un à trois mois et sur des périodes glissantes de trois mois couvrant les douze prochains mois. Les prévisions saisonnières de température et de précipitations ne permettent pas de prédire les événements extrêmes ou la météo quotidienne; elles fournissent plutôt des informations sur les conditions moyennes pour le mois ou la saison dans son ensemble.

Ces prévisions peuvent aider à fournir un contexte supplémentaire pour la planification et la préparation à court terme. Pour la Colombie-Britannique, la prévision saisonnière de mai à juillet 2026 suggère une probabilité élevée de conditions plus chaudes que la normale sur une grande partie de la province (figure 4 a).

Figure 4 a)Prévision saisonnière de température pour mai à juillet 2026. La prévision indique les probabilités de température au-dessus de la normale, près de la normale ou sous la normale (par rapport à la climatologie historique de 1991 à 2020). 

Figure 4 b): Prévision saisonnière de la température pour les conditions inhabituelles pour mai à juillet 2026. La prévision indique les probabilités de températures inhabituellement élevées (supérieures au 80ecentile de la climatologie historique de 1991 à 2020) ou inhabituellement faibles (inférieures au 20ecentile).

Prévision saisonnière de température pour mai à juillet 2026

La prévision de température disponible sur Donneesclimatiques.ca (figure 4a) indique que l’ensemble de la Colombie-Britannique devrait connaître des températures supérieures à la normale ; la majeure partie de la province présentant une probabilité de température de 90 à 100 % d’enregistrer des températures supérieures à la normale. De plus, une grande partie de cette zone où les températures seront supérieures à la normale a entre 70 et 100 % de chances de connaître des températures « inhabituellement élevées » (figure 4b). (Ici, « inhabituellement élevées » désigne des températures dépassant le 80e centile d’une climatologie historique couvrant la période de 1991 à 2020.) De manière générale, l’île de Vancouver, l’intérieur et les régions occidentales de la province présentent les probabilités les plus élevées de températures inhabituellement élevées, tandis que le nord est moins susceptible de connaître de telles températures, avec des probabilités de 30 à 40 %. Il existe un chevauchement important entre les régions confrontées à des températures inhabituellement élevées et celles présentant un faible enneigement et une sécheresse, comme nous l’avons vu précédemment dans ce blogue. 

 

Prévision mensuelle de précipitations pour mai 2026

 

La prévision mensuelle de précipitations pour mai 2026 (figure 5) indiquent des probabilités comprises entre 40 % et plus de 60 % de précipitations sous la normale dans certaines parties de l’ouest et du sud de la Colombie-Britannique, y compris l’île de Vancouver.

Dans la majeure partie du reste de la province, les signaux de précipitations sont plus faibles ou plus mitigés. Les prévisions mensuelles et saisonnières des précipitations sont souvent moins fiables que les prévisions de température, mais elles peuvent néanmoins fournir un contexte utile lorsqu’elles sont prisent en compte parallèlement aux conditions de sécheresse existantes, au niveau d’enneigement, et aux tendances climatiques à long terme.

Figure 5: Prévisions mensuelles des précipitations pour mai 2026. Les prévisions indiquent les probabilités que les précipitations soient au-dessus de la normale, près de la normale ou sous la normale, par rapport à la période 1991-2020. Les hachures indiquent les zones où l’habileté de la prévision est faible ; par conséquent, ces prévisions doivent être utilisées avec prudence ou il convient de se référer à la climatologie. 

Prévision mensuelle de sévérité des feux de forêt pour mai 2026  

Il est important de garder à l’esprit que les prévisions saisonnières ne permettent pas de prédire le moment exact, l’endroit ou la sévérité d’un feu de forêt, mais elles peuvent aider à mieux comprendre les conditions climatiques générales susceptibles d’influencer le risque d’incendie.

Le Système canadien d’information sur les feux de végétation de Ressources naturelles Canada propose plusieurs produits de prévision fondés sur la météo des feux de forêt, notamment la carte de l’anomalie de sévérité prévue pour les feux de forêt, qui indique comment la moyenne mensuelle de l’indice de sévérité prévu se compare aux conditions historiques pour des endroits spécifiques. Les cartes sont mises à jour chaque mois, et l’incertitude des prévisions tend à diminuer à mesure que le mois concerné approche. La carte de l’anomalie de sévérité prévue de mai 2026 indique que l’île de Vancouver et le sud de la Colombie-Britannique se situent dans la catégorie « bien au-dessus de la moyenne » en matière de sévérité des feux de forêt, ce qui signifie des conditions de météo des feux de forêt plus intenses par rapport à la moyenne historique. Dans les régions du centre de l’intérieur et du nord-est, les conditions se situent dans la catégorie « au-dessus de la moyenne ». D’ici juillet, une grande partie de la côte de la Colombie-Britannique, y compris l’île de Vancouver et Haida Gwaii, se situera dans la catégorie « bien au-dessus de la moyenne ».

Figure 6: La carte de l’anomalie de sévérité prévue pour les feux de forêt indique, pour chaque endroit, la catégorie de sévérité prévue, déterminée par les centiles des prévisions historiques de 1991 à 2020. Les cinq catégories distinctes sont les suivantes : bien en dessous de la moyenne (en dessous du 10e centile), en dessous de la moyenne (du 10e au 33e centile), moyenne (du 33e au 66e centile), au-dessus de la moyenne (du 66e au 90e centile), bien au-dessus de la moyenne (au-dessus du 90e centile). Source: Conditions prévues du système canadien d’information sur les feux de végétation.

Au-delà de cette saison: Projections climatiques à plus long terme

Les prévisions saisonnières aident à mieux cerner les conditions pour les mois et les saisons à venir, mais les projections climatiques à plus long terme peuvent nous aider à comprendre comment les tendances climatiques sous-jacentes pourraient continuer à évoluer au cours des prochaines décennies.

Bon nombre des facteurs influençant les conditions en Colombie-Britannique ce printemps, notamment les températures plus chaudes, la fonte précoce des neiges, les sols secs et la sécheresse, sont étroitement liés à des tendances climatiques à long terme plus générales. L’examen des projections futures concernant les températures, les précipitations et la météo des feux de forêt peut aider à fournir un contexte supplémentaire sur la manière dont les risques climatiques, tels que les feux de forêt et les pénuries d’eau, pourraient évoluer au fil du temps.

Dans cette section, nous examinons les projections qui concernent:

Ensemble, ces ensembles de données aident à illustrer comment les conditions liées au risque de feux de forêt pourraient évoluer en Colombie-Britannique d’ici la fin du siècle.

Figure 7a) : Évolution du nombre annuel de jours où la température dépasse 25 °C (2051-2080 par rapport à 1971-2000) dans un scénario à émissions élevées (SSP3-7.0).

Figure 7b) : Variation en pourcentage des précipitations estivales totales (juin, juillet, août) (2051-2080 par rapport à 1971-2000) dans un scénario à émissions élevées (SSP3-7.0).

Jours au-dessus de 25 °C

Une façon d’évaluer le réchauffement futur en Colombie-Britannique consiste à examiner les changements projetés concernant le nombre de journées estivales chaudes chaque année (journées où la température maximale dépasse 25 °C). Les projections climatiques indiquent qu’une grande partie de la province devrait s’attendre à connaître une augmentation globale du nombre de jours où la température dépasse 25 °C d’ici le milieu ou la fin du siècle (2051-2080) par rapport à la période de référence historique (1971-2000), en particulier dans le cadre d’un scénario à émissions élevées (SSP3-7.0). Consultez notre article de la Zone d’apprentissage « Comprendre les trajectoires communes d’évolution socio-économique (SSP) » pour en savoir plus sur les scénarios d’émissions futurs.

Les augmentations les plus importantes sont prévues dans le sud de la Colombie-Britannique, l’intérieur central, certaines parties de l’île de Vancouver et les régions du nord-est de la province (figure 7a). Dans certaines zones, les projections indiquent en moyenne plus de 40 jours supplémentaires par an où la température dépasse 25 °C.La fréquence accrue des journées chaudes peut contribuer à une évaporation accrue, à un assèchement des sols et de la végétation, à des périodes sans neige plus longues et à des conditions propices à des saisons des feux plus longues et plus intenses. 

Précipitations estivales totales

Les projections climatiques suggèrent également que d’ici 2051–2080, une grande partie de la province devrait recevoir moins de précipitations totales par rapport à la moyenne de 1971–2000 (moitié sud de la Colombie-Britannique), tandis que le nord devrait recevoir davantage de précipitation, en moyenne (figure 7b). Les baisses les plus importantes sont prévues le long de certaines parties de la côte, notamment sur l’île de Vancouver et à Haida Gwaii.Dans l’ensemble, l’augmentation du nombre de jours où la température dépasse 25 °C, combinée à une diminution des précipitations totales, implique que les défis actuels liés à la diminution du manteau neigeux et à la sécheresse sont susceptibles de perdurer dans l’avenir. Ces changements ont des implications importantes pour la disponibilité de l’eau, les écosystèmes et le risque de feux de forêt dans toute la Colombie-Britannique. 

Projections de la météo des feux de forêt sur Donneesclimatiques.ca

Outre les projections de température et de précipitations, Donneesclimatiques.ca comprend une application des projections de la météo des feux de forêt qui permet aux utilisateurs d’explorer les changements futurs d’indicateurs tels que la durée de la saison des feux et l’indice ICD.Par exemple, les projections disponibles via l’application suggèrent qu’on s’attend à ce que la durée de la saison des feux augmente dans une grande partie du Canada dans un scénario à émissions élevées (figure 8).[4] La Colombie-Britannique devrait connaître des saisons de météo des feux de forêt plus longues à l’avenir. De nombreuses régions de la province devraient connaître une augmentation d’au moins 20 jours supplémentaires de météo des feux de forêt par an d’ici 2051–2080 par rapport à la période de référence 1971–2000. Dans certaines régions côtières, notamment certaines parties de l’île de Vancouver et de Haida Gwaii, les projections indiquent des augmentations nettement plus importantes de la durée de la saison des feux, de 40 jours ou plus.

La durée de la saison des feux ne permet pas de prédire le nombre, l’endroit où la sévérité des feux de forêt. Cependant, l’allongement des saisons des feux et l’augmentation des conditions favorisant les feux de forêt (reflétées par la hausse des valeurs des indicateurs de conditions météorologiques propices aux feux) suggèrent que les conditions propices à l’activité des feux de forêt devraient devenir plus courantes dans de nombreuses régions de la Colombie-Britannique et du Canada dans un climat en réchauffement.

Figure 8: Cette carte illustre la variation absolue, entre 1971-2000 et 2051-2080, de la durée de la saison des feux de forêt dans le cadre du scénario d’émissions RCP8.5 (cliquez ici pour en savoir plus sur les différences entre les scénarios RCP et SSP). L’indicateur de la durée de la saison des feux de forêt correspond au nombre annuel de jours compris dans la saison des feux. La saison des feux commence après trois jours consécutifs où les températures maximales diurnes sont supérieures à 12 °C et se termine après trois jours consécutifs où les températures maximales diurnes restent inférieures à 5 °C.

Points clés

Les conditions qui se développent dans le sud de la Colombie-Britannique au printemps 2026 mettent en évidence à quel point le manteau neigeux, la sécheresse, la température, les précipitations, la disponibilité en eau et le risque de feu de forêt peuvent être étroitement liés.

Si les prévisions saisonnières donnent un aperçu des conditions possibles pour les mois et les saisons à venir, les projections climatiques à plus long terme peuvent aider les communautés et les décideurs à mieux comprendre comment ces tendances pourraient continuer à évoluer à l’avenir.

L’utilisation de données climatiques, associée à l’aperçu saisonnier et aux informations sur la météo des feux de forêt, peut faciliter la planification à long terme, l’adaptation et la préparation dans les nombreux secteurs touchés par le climat en changement.

Les principaux épisodes de froid de l’hiver 2025-2026 : ce que la science de l’attribution nous apprend sur le froid extrême dans un climat qui se réchauffe

Date 27 mai 2026
Auteur Donneesclimatiques.ca
Sujets Nouveauté à noter
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Introduction

Donneesclimatiques.ca a introduit de nouveaux indices de chutes de neige et de précipitations, fournissant des informations sur la manière dont les régimes de précipitations pourraient évoluer dans un climat en changement. Ces indices peuvent être utilisés pour éclairer la planification dans des domaines tels que les infrastructures, les loisirs et le tourisme hivernaux, ainsi que la gestion des urgences.

Quoi de neuf

 

 

  • Annuelles uniquement (avec moyennes sur 30 ans et écarts) :

 

  • Indices de précipitations : Les données sur les précipitations, calculées comme étant le total des précipitations moins les chutes de neige, sont fournies pour les mêmes SSP, fréquences temporelles, moyennes sur 30 ans et centiles que ceux indiqués pour les chutes de neige, pour les indices suivants :

 

Pourquoi ces nouveaux indices sont-ils importants ?

Des projections fiables des précipitations et des chutes de neige sont importantes pour l’adaptation aux changements climatiques, car elles aident les communautés et les secteurs à mieux comprendre l’évolution des régimes de précipitations. En fournissant ces deux indices, Donneesclimatiques.ca favorise la prise de décision éclairée dans les domaines touchés par les précipitations, notamment :

  • Le secteur des loisirs et du tourisme hivernaux, où les pistes de ski, les sentiers et les événements en plein air dépendent d’un manteau neigeux constant.
  • La gestion des urgences, où de fortes chutes de neige ou de pluie en peu de temps peuvent provoquer des situations d’urgence, telles que des fermetures de routes, des pannes d’électricité ou des inondations.
  • La planification des infrastructures, où les normes de conception doivent tenir compte de l’évolution des charges de neige et de la durée des saisons.

 

Déploiement et disponibilité

 

Pour plus d’informations sur la manière d’utiliser ces ensembles de données et de les intégrer dans la planification des mesures d’adaptation, contactez le Centre d’aide des Services climatiques. .

Les principaux épisodes de froid de l’hiver 2025-2026 : ce que la science de l’attribution nous apprend sur le froid extrême dans un climat qui se réchauffe

Date 22 avril 2026
Auteur Edward Beard; Pacific Climate Impacts Consortium
Sujets Données climatiques en action, Santé, Prévisions saisonnières à décennales
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Introduction

Nous sommes le 17 juillet 1994. Le titre « I Swear » du groupe All-4-One est en tête des classements musicaux mondiaux. Bill Clinton est président des États-Unis. Et Roberto Baggio, l’attaquant vedette de l’Italie, se tient les mains sur les hanches, son regard fixé sur la pelouse, sous le soleil brûlant de Californie et les yeux de plus de 94 000 personnes braquées sur lui. Il vient de rater le dernier tir au but de la finale de la Coupe du monde de la FIFA 1994 au Stade Rose Bowl de Pasadena, offrant ainsi à ses adversaires brésiliens leur quatrième titre mondial.


Ce fut le moment décisif de la dernière Coupe du monde masculine de la FIFA disputée en Amérique du Nord. Cependant, à l’approche de la Coupe du monde de la FIFA 2026 – coorganisée par le Canada, les États-Unis et le Mexique –, un autre aspect de USA 94 retient toute l’attention : la chaleur [1, 2, 3].


Lors de USA ’94, les joueurs avaient qualifié les conditions de « dangereuses » [4]. Au cours des décennies qui ont suivi, la menace n’a fait que s’intensifier ; l’année dernière encore, le Forum économique mondial a qualifié la chaleur extrême de « risque climatique le plus meurtrier de notre époque » [5]. Cette évolution mondiale explique l’inquiétude croissante qui entoure le tournoi de cet été. Mais quel impact ont réellement eu les changements climatiques sur les températures dans les villes hôtes canadiennes ? À quel point les villes sont-elles plus chaudes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient dans les années 1990, et cela signifie-t-il que cet été est voué à être caniculaire ?

Évolution des températures à long terme à Toronto et à Vancouver

Le vendredi 12 juin 2026, le premier match de la Coupe du monde masculine disputé sur le sol canadien aura lieu au Toronto Stadium. Cinq autres matchs se dérouleront à Toronto et sept à Vancouver.


Les données de station de l’AHCCD montrent que dans ces deux villes, la température maximale moyenne en journée pour les mois de juin et juillet est aujourd’hui (2001-2025) d’environ 1 °C plus élevée qu’il y a 30 ans (1971-2000). Cela peut sembler une faible augmentation, mais la hausse des températures moyennes s’accompagne d’une augmentation de la fréquence et de l’intensité des températures extrêmes. Par exemple, le Climate Explorer (en anglais seulement) du Pacific Climate Impacts Consortium (PCIC) montre qu’entre 1971 et 2000, on s’attendait à ce que les températures lors d’un épisode de chaleur extrême survenant une fois tous les 20 ans atteignent environ 33 °C à Vancouver et 36,5 °C à Toronto. Entre 2011 et 2040, ces températures passeront respectivement à environ 35 °C et 38,5 °C (dans tous les scénarios d’émissions). Par conséquent, en raison des changements climatiques, les températures moyennes et extrêmes dans les villes hôtes du Canada ont augmenté depuis les années 1990, et les projections des modèles climatiques indiquent que cette tendance se poursuivra à court terme.


Cependant, le climat étant naturellement variable (voir encadré 1), une augmentation à long terme des températures moyennes et extrêmes ne signifie pas nécessairement que les températures en juin et juillet 2026 seront plus élevées qu’elles ne l’ont été au cours des dernières décennies. Pour évaluer cela au mieux, nous devons examiner un autre type de données climatiques : les prévisions saisonnières.

Encadré 1 : Variabilité naturelle du climat

L’outil de visualisation des anomalies climatiques (en anglais seulement) du PCIC nous apprend que, tandis que Baggio cuisait sous le soleil au stade Rose Bowl en juillet 1994, la Colombie-Britannique (C.-B.) connaissait elle aussi un mois de juillet particulièrement chaud. Cependant, comme le montre la figure 1, les températures en juillet 1993 et juillet 1995 ont été toutes deux plus fraîches que la normale en C.-B. Cela s’explique par le fait que le climat est naturellement variable, ce qui signifie que les températures (et d’autres conditions, comme les précipitations) fluctuent d’une année à l’autre et d’une saison à l’autre (un peu comme la forme des footballeurs). Pour tenir compte de cela et distinguer les signaux clairs du bruit, les scientifiques utilisent généralement des moyennes sur 30 ans afin de différencier les changements climatiques de la variabilité naturelle du climat. Par conséquent, les projections climatiques fournissent des informations fiables sur les changements à long terme des conditions climatiques, mais elles ne peuvent pas être utilisées pour déterminer les conditions pour des jours, des mois, des saisons ou des années spécifiques dans le futur. Pour plus d’informations sur la différence entre le météo et le climat, la variabilité naturelle du climat et la détection des changements climatiques, consultez la section « Science du climat 101 » de la Zone d’apprentissage sur Donneesclimatiques.ca.

Figure 1 : Captures d’écran de l’outil « Climate Anomaly Viewer » du PCIC montrant les anomalies moyennes des températures maximales en Colombie-Britannique pour les mois de juillet 1993, 1994 et 1995 par rapport à la période de référence 1971-2000.

Prévisions saisonnières pour l’été 2026

En janvier 2026, des prévisions saisonnières ont été ajoutées à Donneesclimatiques.ca. Ces prévisions permettent de combler l’écart entre les prévisions météorologiques à court terme et les projections climatiques à long terme, offrant ainsi aux utilisateurs des informations sur la probabilité que les conditions des saisons à venir soient plus chaudes, plus fraîches, plus sèches ou plus humides que la normale1. Pour plus d’informations sur l’élaboration, la disponibilité et l’application des prévisions saisonnières, consultez la page de renvoi S2D sur Donneesclimatiques.ca.

À environ deux mois de la Coupe du monde, les prévisions saisonnières pour mai à juillet 2026 indiquent qu’il y a 90 % de chances que la température moyenne à Vancouver soit plus élevée que la normale2. À Toronto, la probabilité que la température moyenne de mai à juillet 2026 soit plus élevée que la normale est de 72 % (fig. 2).

Les prévisions saisonnières sur Donneesclimatiques.ca nous permettent également de déterminer la probabilité de températures moyennes « exceptionnellement élevées » – où « exceptionnellement élevées » signifie au moins aussi élevées que les 20 % de températures moyennes les plus élevées enregistrées entre mai et juillet entre 1991 et 2020. À Vancouver, cette probabilité est de 77 %, et à Toronto, elle est de 55 % (fig. 3). Il est donc probable que les températures moyennes soient exceptionnellement élevées pendant la Coupe du monde au Canada.

Il convient de noter que l’habileté de la prévision pour toutes les probabilités fournies indique que la prévision saisonnière constitue un meilleur indicateur que la climatologie historique. À mesure que le tournoi approche et que des prévisions actualisées sont publiées, ce niveau d’habileté restera identique ou s’améliorera légèrement.

Compte tenu du lien entre des températures moyennes élevées et la chaleur extrême, les organisateurs du tournoi, les équipes participantes, ainsi que les villes et sites d’accueil pourraient envisager de se préparer à des températures élevées qui affecteront la Coupe du monde de cet été. Par exemple, des mesures proactives pourraient inclure l’évaluation des besoins en infrastructures de rafraîchissement, la vérification de la disponibilité immédiate d’ombre et d’eau pour les spectateurs, ainsi que l’évaluation par les équipes participantes d’ajustements potentiels de leurs tactiques et stratégies de remplacement.

1. La normale correspondant aux conditions moyennes pour la période 1991-2020.

2. Données prévisionnelles au 1er avril 2026.

Figure 2 : Captures d’écran de la carte de prévision saisonnière disponible sur Donneesclimatiques.ca, indiquant la probabilité que les températures moyennes de mai à juillet 2026 dépassent la gamme normale à Vancouver et à Toronto.

Figure 3 : Carte de prévision saisonnière pour la période de mai à juillet 2026 indiquant la probabilité que la température moyenne au Canada soit inhabituellement élevée ou inhabituellement faible par rapport à la période 1991-2020. Les zones blanches n’ont pas de résultat de prévision clair. Les hachures indiquent les zones pour lesquelles le système de prévisions saisonnières n’a pas ou une habileté faible pour les prévisions de mai à juillet publiées en avril.

L’avenir du football

Si l’on se projette plus loin dans l’avenir, l’outil « Climate Explorer » du PCIC montre qu’en cas de maintien des émissions mondiales à un niveau élevé, les températures lors d’un épisode de chaleur extrême (survenant une fois tous les 20 ans) à Toronto devraient dépasser les 40 °C d’ici le milieu du siècle (SSP5-8.5). Par ailleurs, à Vancouver, le rapport Projections climatiques pour la ville de Vancouver : rapport fait saillant (en anglais seulement) du PCIC montre que dans les années 1990, il y avait 5 % de chances que les températures dépassent 33 °C au cours d’une année donnée, et que d’ici le milieu du siècle, ce chiffre passera à près de 50 % (SSP5-8.5). De plus, les projections Humidex sur Donneesclimatiques.ca indiquent que dans ces deux villes, la hausse des températures s’accompagnera d’une augmentation de l’humidité, ce qui aggravera les effets sur la santé humaine. Par conséquent, les changements climatiques mettront à l’épreuve la capacité de nombreuses villes nord-américaines à accueillir en toute sécurité des événements sportifs estivaux à l’avenir. Pour réussir ce test, elles doivent devenir résilientes face à la chaleur croissante.

Les principaux épisodes de froid de l’hiver 2025-2026 : ce que la science de l’attribution nous apprend sur le froid extrême dans un climat qui se réchauffe

Date 20 mars 2026
Auteur Ryan Smith et Rachel Malena-Chan, Centre canadien des services climatiques
Sujets Renseignez-vous sur les changements climatiques
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Introduction

Donneesclimatiques.ca est la plateforme centrale du Canada pour explorer les informations sur le climat futur. Afin de vous aider à tirer le meilleur parti du site, nous avons développé un ensemble de ressources qui peuvent être utilisées de différentes manières en fonction de vos besoins :

  1. Explorer Donneesclimatiques.ca : visite interactive (cet article) – Une présentation étape par étape des principales fonctionnalités de Donneesclimatiques.ca. Elle est conçue pour toute personne intéressée à explorer les projections climatiques, que vous soyez un planificateur professionnel, un étudiant ou simplement curieux de savoir comment les changements climatiques pourraient affecter votre communauté. Partagez ces informations avec votre groupe ou votre classe en vous inspirant de la présentation Explorer Donneesclimatiques.ca (PDF).
  2. Fiche d’activité « Les données climatiques en action » (.docx) – Une activité complémentaire de deux pages qui vous invite à noter des chiffres, à remplir des espaces vides et à réfléchir à leur signification. Elle est particulièrement utile pour les étudiants, les ateliers ou les discussions de groupe où vous souhaitez que les participants s’impliquent activement dans l’analyse des données.
  3. Présentation « Les fondements climatiques » (PDF) – Aperçu des concepts fondamentaux de la science du climat, avec des liens vers des articles de la Zone d’apprentissage de Donneesclimatiques.ca sur chaque diapositive. Les diapositives peuvent être extraites et réutilisées pour s’adapter à votre plan de cours ou à votre présentation, ou la présentation complète peut être fournie aux participants pour une exploration indépendante des ressources pertinentes sur la littératie climatique. Les informations contenues dans la présentation « Les fondements climatiques » constituent une situation de départ solide pour ceux qui découvrent la carte interactive de Donneesclimatiques.ca. Pour en savoir plus sur son contenu, cliquez ici.

Ensemble, ces trois outils offrent des points d’entrée flexibles pour explorer les changements climatiques au Canada, que vous appreniez par vous-même, que vous travailliez en classe ou que vous animiez un groupe.

Commençons la visite.

Étape 1 : Trouvez votre communauté

Rendez-vous sur Donneesclimatiques.ca et accédez à la page Cartes.

Utilisez la barre de recherche en haut de la carte pour entrer le nom d’une ville ou d’un village au Canada, par exemple celui où vous vivez, étudiez ou menez vos recherches.

NOUVEAU Vous pouvez désormais effectuer une recherche par latitude et longitude. La recherche par code postal sera bientôt disponible.

Étape 2 : Prenez le temps de comprendre ce que vous voyez

Il s’agit de l’étape la plus importante de la visite. Prenez votre temps. Lorsque vous recherchez une communauté, la carte effectue un zoom avant et une fenêtre contextuelle s’affiche avec les données climatiques. Il est essentiel de comprendre cette fenêtre contextuelle pour donner un sens à tout le reste du site Donneesclimatiques.ca.

Le titre de la fenêtre contextuelle vous indique quatre choses :

  • Ensemble de données : Par défaut, vous voyez les données du projet de projections climatiques à réduction d’échelle statistique (l’ensemble de données M6). Celui-ci utilise des méthodes avancées pour traduire les résultats grossiers des modèles climatiques globaux en données à haute résolution (~6 x 10 km) pour l’ensemble du Canada.
  • Variable : La mesure climatique spécifique affichée. Par défaut, il s’agit du « jour le plus chaud », mais vous pouvez choisir parmi de nombreuses autres mesures. Utilisez l’icône ⓘ en haut de la carte pour en savoir plus sur chacune d’entre elles.
  • Version : Génération du modèle climatique utilisé. Actuellement, CMIP6 est la valeur par défaut.
  • Scénario : La trajectoire des gaz à effet de serre représentée. Par défaut, SSP1-2.6 (un avenir à faibles émissions) est affiché, mais vous pouvez passer à des avenirs à émissions élevées.

Les chiffres qui s’affichent indiquent :

  • Médiane : La valeur moyenne de 26 modèles climatiques (un « ensemble »), calculée sur 30 ans (par exemple, 2041-2070).
  • Plage de valeurs : Écart entre les modèles, représenté par les 10e et 90e centiles.
  • Changement relatif à la période de référence : comparaison entre la période future et la période 1971-2000.

Cela fait beaucoup d’informations. Ne vous inquiétez pas si cela vous semble dense, c’est la base du fonctionnement de Donneesclimatiques.ca. Si vous souhaitez approfondir le sujet, la Zone d’apprentissage propose de courtes explications sur :

Étape 3 : Sélectionner une variable d’intérêt

Dans le menu Variables, sélectionnez Jours avec humidex maximal supérieur à un seuil. Ces cartes interactives indiquent le nombre de jours par an où l’indice humidex est supérieur à l’un des trois seuils suivants : 30, 35 ou 40.

L’indice humidex est une mesure courante au Canada, couramment utilisée dans les prévisions météorologiques publiques pour décrire la sensation de chaleur. Il combine la température de l’air et l’humidité, ce qui donne une indication plus précise du stress thermique que la température seule. Cela le rend particulièrement utile pour la planification dans des secteurs tels que la santé publique, les loisirs, l’agriculture et les infrastructures.

Pour la suite de la visite, supposons que nous sommes intéressés par la santé publique.

💡 Pause et pour en savoir plus
→ Lire : « Nouveau et notable : Projections climatiques pour l’humidex »

🔍 Réfléchissez

  • Pourquoi l’indice humidex pourrait-il être un meilleur indicateur des risques liés à la chaleur que la température seule?
  • Quelles différences remarquez-vous entre les cartes pour les seuils de 30 °C, 35 °C et 40 °C?

Étape 4 – Explorer les dimensions du changement

Donneesclimatiques.ca vous permet d’explorer comment les variables climatiques devraient évoluer selon différents scénarios d’émissions.
Comme de nombreux facteurs des changements climatiques – tels que la consommation énergétique future, la gestion des terres, les progrès technologiques et les politiques climatiques – sont incertains, les projections climatiques doivent tenir compte de multiples scénarios possibles.

Pour ce faire, les climatologues utilisent un ensemble de scénarios standardisés appelés « scénarios socio-économiques partagés » (SSP). Chaque SSP représente une combinaison différente de développement mondial et d’émissions de gaz à effet de serre, conduisant à des niveaux de réchauffement planétaire variables d’ici la fin du siècle.

💡 Pause et exploration
→ Lire : « Comprendre les trajectoires communes d’évolution socio-économique (SSP) »

🔍 Réfléchissez

Passez du SSP2-4.5 (scénario d’émissions moyennes) au SSP5-8.5 (scénario d’émissions les plus élevées sur Donneesclimatiques.ca) dans le menu déroulant des scénarios d’émissions au-dessus de la carte. Observez comment le nombre de jours au-dessus du seuil humidex que vous avez sélectionné (par exemple, 30 °C, 35 °C ou 40 °C) change pour votre région.

Tout professionnel utilisant des données de projections climatiques futures devra répondre à la question suivante : « Quels SSP dois-je prendre en considération? » Pour ce faire, il devra d’abord répondre à un certain nombre de questions, par exemple : Quels éléments de mon projet sont vulnérables aux changements climatiques ? Quel niveau de risque suis-je prêt à prendre? Quelle est la durée de vie de mon projet?

Ensuite, essayez d’ajuster le curseur de période. Cela vous permet de visualiser les projections jusqu’en 2100 :

  • 2041-2070 (souvent appelé « milieu du siècle »)
  • 2071-2100 (fin du siècle)

Observez comment le nombre projeté de jours au-dessus du seuil que vous avez choisi augmente au fil du temps. Vous remarquerez peut-être que les changements sont modestes jusqu’au milieu du siècle, puis beaucoup plus marqués vers la fin du siècle, en particulier dans les scénarios à fortes émissions.

💡 Pause et exploration
→ Lire : « Pourquoi faut-il utiliser au minimum 30 ans de données? »

Étape 5 : Personnaliser un seuil

Jusqu’à présent, vous avez travaillé avec des variables prédéfinies. Mais que faire si vous souhaitez définir vos propres variables? C’est là que la page Téléchargement entre en jeu. Cet outil vous permet de définir des seuils climatiques personnalisés et d’explorer comment les extrêmes devraient évoluer au fil du temps lors de la projection climatique.

Prenons par exemple l’indice humidex >36 °C, souvent utilisé au Canada comme niveau d’alerte canicule.

  1. À partir de la page Cartes, cliquez sur le bouton Téléchargement et sélectionnez ensuite l’option Aller à la section Téléchargement.
  2. Dans l’outil Téléchargement, définissez vos options. Saisissez une valeur personnalisée pour le seuil maximal quotidien de l’indice humidex (HXMax), comme indiqué dans la capture d’écran.
  3. Suivez les étapes restantes, qui varient en fonction de la variable choisie, mais qui comprennent généralement la sélection du scénario d’émissions et du centile, puis entrez l’adresse électronique à laquelle vous souhaitez que les données soient envoyées. Selon le type de calcul, l’analyse peut prendre entre 5 et 15 minutes.

Cela génère une projection personnalisée indiquant le nombre de jours par an au cours desquels on s’attend à ce que le seuil que vous avez choisi soit dépassé.

🔍 Réfléchissez :

  • Comment des jours plus fréquents au-dessus de 36°C d’humidex pourraient-ils affecter la planification des mesures de santé publique dans votre communauté?
  • Qui serait le plus exposé pendant ces jours-là et quelles mesures pourraient réduire ce risque?

Étape 6 : Des données aux décisions – Secteur de la santé

Une fois que vous avez examiné vos résultats de téléchargement, rendez-vous dans la Zone d’apprentissage et consultez le filtre « Contenu santé ». Il contient des études de cas réels sur le climat et la santé, notamment sur la manière dont les autorités de santé publique ont utilisé ces données pour planifier les mesures à prendre en cas de canicule.

💡 Pause et explorationà
Lisez l’étude de cas sur les vagues de chaleur extrême au Québec pour voir comment les données climatiques ont été intégrées dans les stratégies d’intervention d’urgence.

🔍 Réfléchissez

  • Quelles leçons pourriez-vous en tirer pour vos propres recherches ou votre communauté?

Conclusion

Donneesclimatiques.ca ne se limite pas à l’accès aux données, il s’agit aussi de favoriser la compréhension. Grâce à des cartes interactives, des outils personnalisables et des ressources d’apprentissage spécialisées, la plateforme vous invite à explorer les changements climatiques au Canada sous plusieurs angles. Plus vous approfondirez vos recherches, mieux vous serez préparé à poser des questions pertinentes, à découvrir de nouvelles perspectives et à imaginer un avenir résilient.

  • Si vous êtes prêt à mettre vos connaissances en pratique, essayez la fiche d’activité « Les données climatiques en action », qui vous guide à travers les mêmes étapes et vous invite à remplir la fiche avec les informations du site.
  • Si cette visite vous a semblé trop dense ou confuse, revenez à la présentation « Les fondements climatiques» et trouvez les diapositives qui vous aideront à combler vos lacunes. Vous y trouverez des liens vers d’autres ressources et outils d’apprentissage qui vous permettront de développer vos connaissances sur le climat.